Les morsures d’un virus, les morts sûres de venins.

samedi 7 novembre 2020 , par - P - dans Humeurs


Les lignes ci-dessous ont été envoyé anonymement à Tv Bruits, nous les publions tel que nous l’avons reçu.

***

Le texte qui suit, fait suite à l’arrestation, en Ariège, de notre ami, menotté devant ces enfants, conduit au centre de rétention en vue de préparer leur expulsion.
Leur faute, comme tant d’autres, reposent sur des fondements ethniques et sur l’absence de privilèges de naissance. Leurs espérances et leurs lots de souffrances, les ont conduit en France. Leurs chemins, comme tant d’autres, ne fut que survivance et combats pour un brin de dignité toujours plus entravé et précarisé.
Au travers et au delà de ces lignes, nous demandons l’arrestation des brutalités d’oppressions, de dominations, d’exploitations, nous demandons la possibilité d’un monde commun.

" Vous êtes une fleur unique que le monde ne veut pas laisser vivre” Antonin Artaud

***

Les morsures d’un virus, les morts sûres de venins.

Le juge des détentions et des détentions à décider : ça sera le maintien en détention..et PAF les CRApules !

Barbelez nous ! il n’était pas seul sur cette affaire, la préfète était de fête et le tribunal de carnaval.

Mais écrouez moi de ne pas connaître leurs réalités, je n’ai pas Lallement comme patron, je connais seulement Lallemagne de son histoire.

La ritournelle qui anime leurs banqu-et nos télés chantent inlassablement que les décisions viennent toujours de plus haut et que nous ne pouvons accueillir toute la misère qui vient d’en bas.
Vous entendrez qu’il est important de ne pas déroger à cet ordre établi qui vous remercie de rester en bas pour que d’autres puissent rester en haut.
Mais détrempez-vous, ceux d’en haut mette aussi l’écœure à l’ouvrage : Etat-tatata ! Il mette en rage le partage, escarpe toujours plus les chemins de survivance et de surveillance et pendant que ce dore leur sommeil, ils argentent les souffrances.

La covid ne doit pas vivre, car elle tue, la frontière reste prospère car elle est meurtrière.
Vous penserez et je l’espère, que sa formulation contraire existe : La covid doit mourir et que vive les frontières.Vous penserez aussi et je l’espère, que peu importe la tournure, finalement c’est le même sens. Les personnes qu’il faut sauver en priorité de l’étouffement de la première, sont celles qui peuvent prendre un bol d’air à travers l’autre. Quoi est le virus de qui et qui est le virus de quoi ? pour toi, pour moi, pourquoi ?

I can breath, they can’t breath.

Nous pouvons nous couvrir la bouche, fermer nos yeux, confiner nos corps, mécaniser nos pensées, appauvrir nos cœurs et ceci en toute sécurité car d’autres s’occuperont de nos et de leurs libertés, de nos et de leurs égalités et ainsi du leurre de notre humanité.
Le couvre museau, le couvre feu, le couvre finement, ne feront pas diminuer le nombres de cœurs en flammes.

Que vive les peupliques !

***

L’illustration de l’article est issu du site : abaslescra.noblogs.org

Envoyez nous vos humeurs, sous la forme de textes, dessins, sons ou vidéos à tvbruits [at] tvbruits.org

Commenter

Sur le même thème

Rencontre(s)
samedi 9 juin 2018
Bienvenue au Collectif Autonomie
vendredi 16 février 2018