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MAG : Les squats face aux pouvoirs publics

mercredi 31 mars 2010, par Co

Le MAG est consacrée actuellement aux squats est à leur rapport avec les pouvoirs publics. Alors que la mairie rachète des lieux dit "culturel", le DAL réquisitionne des logements pour les plus démunis et oppose le droit au logement face au droit à la propriété privée.


Le Clandé, la Chapelle, les Pavillons Sauvages, Mixart Myrys ou encore l’Obs, le Katénaire, le Maquis, Oxygène ... les squats à Toulouse sont nombreux. Certains sont fermés d’autres luttent toujours. Certains ont été légalisés, certains sont en train de l’être, d’autres le refusent catégoriquement. Occuper un lieu n’est jamais innocent, c’est un acte politique. S’approprier un bien sans titre de propriété ni bail de location est une opposition claire au principe de propriété privée.

Les squats dit « culturels » face à la mairie

Si l’occupation est souvent liée a une nécessité de logement, elle peut aussi être liée à une volonté de créer un lieu ouvert qu’on pourra appeler « culturel » ou « d’agitation politique ». Le premier de ces lieux à avoir été légalisé a été Mixart Myrys qui luttait depuis longtemps pour trouver une place légale à un collectif d’artistes sur Toulouse. Ensuite avec le changement de municipalité, les Pavillons Sauvages ont été racheté par la mairie alors qu’ils étaient menacés de destruction, et c’est maintenant au tour de la Chapelle de passer sous le giron municipal. Face à ces légalisations successives, quelle position adoptée ? Si la mairie actuelle semble bienveillante vis à vis des activités de ces lieux cela sera jusqu’où et jusqu’à quand ? Quand y aura t-il la contrepartie ? Aussi les mairies changent au grès des élections...

Les squats de logement face à la justice

D’un autre côté, à Toulouse actuellement les squats par pure nécessité matérielle se multiplient. La précarisation du travail et le chômage augmente le nombre de personnes à la rue. Pour celles ci impossible de signer un bail de location tant les conditions demandées par les propriétaires sont strictes. La dernière solution est donc l’occupation des logements vides. La loi de réquisition existe mais l’Etat ne l’applique pas, le DAL lutte depuis des années pour son application et aide les familles à se loger. Dans de telle cas, même si parfois les collectivités territoriales s’en mêlent, c’est surtout avec la justice que ce type d’occupation doit faire face. Par rapport à une loi non appliquée, les réquisitions sont-elles illégales ? Comment défendre son droit à un logement face au droit de la propriété privée ? ...

Nous consacrons la soirée du 8 avril à une projection discussion au Caméléon. Nous organisons la soirée autour de ces 2 axes à travers des petits films récents ou anciens, complets ou incomplets. Le but de la soirée n’est pas d’apporter des réponses définitives à ces questions complexes, nous souhaitons simplement ouvrir une fenêtre de discussion sur ces questions qui nous semblent importantes actuellement. L’idée est que chacun puisse expliquer son positionnement pour ensuite faire avancer les réflexions en dehors des postures et des cloisonnements idéologiques.

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