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"En conscience, je refuse d’obéir" - Entretien avec Alain REFALO, professeur des écoles

samedi 29 novembre 2008, par jlg, Sab

Attention : les films produits par Tv Bruits - et seulement ceux-ci - sont libres de droits pour diffusion dans un cadre non commercial et si nous en sommes avisés.

Alain Refalo est professeur des écoles à Colomiers. Il est l’auteur d’une lettre : « En conscience, je refuse d’obéir » adressée à son inspecteur et depuis largement médiatisée dans laquelle il annonce son refus d’appliquer les mesures mettant en place le « démantèlement pensé et organisé de l’Education Nationale ».


Son action provoque des réactions positives parmi les enseignants et les parents d’élèves. Des lettres de désobéissance pédagogique, individuelles et collectives, sont envoyées et rendues publiques par des enseignants dans toute la France.

Nous avons rencontré Alain Refalo le 27 novembre 2008 lors de l’AG des personnels de l’education grévistes ce jour-là.

Pour en savoir plus et signer la pétition de soutien à Alain Refalo , l’adresse du site :
Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

Voir la vidéo, 8’36’’ :

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57 commentaires
  • Merci Alain Refalo pour vos propos déterminés, justes, responsables, en faveur d’une action collective non-violente au service de l’éducation de nos enfants.

    Nous avons une occasion historique de nous mobiliser, parents, enseignants, citoyens pour défendre l’école. Ne la ratons pas. L’histoire ne repasse jamais deux fois les mêmes plats...

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    • Merci Monsieur Refalo, vous êtes un enseignant, un professeur qui détient la vérité, c’est bien. Alors, je serais vous, je créerai ma propre école, en dehors du fonctionnariat qui vous oblige à quelques contraintes, mais qui vous assure votre avenir.

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      • "qui vous oblige à quelques contraintes", c’est vrai, tout particulierement l’obligation ethique de contribuer à la formation intelligente des jeunes. Developpement des connaissances et de l’esprit critique, c’est à dire d’une aptitude à juger par soi-même en esprits libres. Il est fondamental que le service public de l’éducation nationale soit d’abord au service de son public, laïque, indépendant des pouvoirs et groupes de pression (du patronat, des églises, des sectes, militarisme, pouvoir militaro-industriel, fractions politiques). Des personnels prennent des risques pour défendre la liberté des équipes pédagogiques et éducatives, en refusant des pratiques de conformation des esprits. C’est dans l’école publique laïque que doivent se développer savoirs et esprits libres. Ne les séparez pas dès l’enfance en suggérant de développer des écoles à part, qui enferment dans des communautés.
        Cordialement.
         ; amadei.henri@wanadoo.fr ; (Emancipation)

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    • Le directeur de l’école de ma fille (montpellier) a fait de même. Malgré les sanctions, il a gardé sa liberté de parole et d’agir. Une grande partie des parents de l’école ont soutenu le directeur. Certains ont même envoyé des courriers à l’éducation nationale. C’était je crois important que les enfants puissent voir leurs parents se mobilier pour sauver notre école.

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  • Bravo et bon courage.
    Ces formes de résistances devraient inspirées d’autre corps de métiers.

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  • Des directeurs en France (130 à ce jour) sortent de l’anonymat pour dire haut et fort qu’ils ne participeront pas au fichage des enfants (Base Elèves). Une première dans l’histoire de l’Education Nationale.
    Je suis un de ces directeurs , (Directeur d’eécole en Aveyron) et je vous fais parvenir l’Appel.
    A votre disposition pour tout contact (base-eleves@orange.fr), Josef ULLA.
    un appel de directeurs/directrices à la résistance citoyenne contre le fichage des enfants

    Appel à la résistance citoyenne contre le fichage des enfants
    Directrices, directeurs d’écoles , nous ne mettons pas et nous ne mettrons pas en place l’application dite « Base élèves »,
    Directrices, directeurs d’écoles, ayant renseigné « Base élèves » par nécessité de service, nous bloquerons dès à présent les remontées de données de nos écoles dans Base élèves.
    TOUTES ET TOUS, NOUS DEMANDONS
    L’ARRET DE L’APPLICATION « BASE ELEVES »
    ainsi que la destruction de toutes les données déjà collectées
    En tant qu’enseignants, nous ne sommes pas réfractaires par principe aux technologies nouvelles de la communication. En revanche, lorsque nous les utilisons c’est à titre pédagogique ou à titre administratif, en utilisant des outils de gestion informatique dont les données sont internes à l’établissement et sont détruites régulièrement pas nos soins.
    Nous refusons d’utiliser un fichier national centralisé et partageable dont nous ne pouvons prévoir l’évolution future.

    En tant que responsables d’enfants et fonctionnaires d’Etat, nous ne voulons pas être instrumentalisés par le ministre de l’Education nationale afin d’attribuer un identifiant national (INE) à chaque élève sans l’autorisation de leurs parents et sans aucun débat démocratique.
    Nous refusons de participer à l’établissement d’un répertoire national d’immatriculations des élèves permettant de conserver des données pendant 35 ans.

    En tant que directeurs d’école, nous ne pouvons cautionner la mise en place opaque d’une base de données ne prenant jamais en compte l’information aux parents d’élèves et les objections citoyennes des directeurs d’école.
    Nous refusons que le fichage de mineurs soit considéré comme une formalité administrative.

    En tant que citoyens, nous ne pouvons accepter que pour appuyer l’implantation puis le passage en force de cette application informatique, l’administration n’hésite pas à user de menaces de sanction ou de sanctions effectives (retrait de salaire) à l’encontre de directeurs. La publication d’un arrêté ministériel sur Base Elèves le 1er novembre 2008, soit quatre ans, après le début de l’expérimentation, alors que la majorité des élèves se trouvaient déjà répertoriés, n’affaiblira pas notre position.
    Nous refusons la pression administrative sur les directeurs d’école dont les missions ne peuvent être orientées vers une saisie de données qui les rendrait acteurs d’un contrôle social de la population.

    La demande d’immatriculer nos élèves et d’utiliser Base-Elèves entre profondément en conflit avec notre éthique professionnelle et notre morale personnelle. Nos objectifs, comme enseignants, sont d’aider des individus à se construire à travers leurs apprentissages, de les aider à devenir des personnes autonomes et responsables.
    Nous demandons l’application d’un principe de précaution et la reconnaissance d’un droit à l’objection de conscience.

    Vu la menace d’une altération de la confiance entre les familles et les enseignants,

    Nous, directrices, directeurs, dont la vigilance avait permis de rester en retrait de l’application Base élèves,
    Nous, directrices, directeurs, abusés par des arguments fallacieux de l’administration ou contraints par des pressions de tout ordre,

    Nous avons décidé de sortir de l’anonymat pour demander solennellement et d’une seule voix l’abrogation totale et définitive de toutes les mesures liées à Base élèves et l’effacement, sous couvert d’une autorité indépendante, de toutes les données déjà enregistrées.

    Sont signataires de cet appel :

    Patrick ALAGNOU, Île de la Réunion – Stéphanie ALLAIN-DELFOSSE, Isère – Martine ANGELOTTI, Lot – Etienne ANQUETIL, Puy de Dôme – Barbara BAUDOUIN, Eure et Loir – Patrick BEC, Cantal – Laure BELLET, Drôme – Dany BENEZET, Gard – Annelyse BENOIT, Haute Garonne – Fabrice BERTERA-PORCELLANA, Ain – Philippe BERTRAND, Morbihan – Eric BILLET, Hérault – Christine BILLY, Essonne – Pierre BLAYAC, Aveyron – Pascale BOCCIARELLI, Hérault – Katia BOILEVIN, Ain – Corinne BOIS, Ain – Marie-Hélène BORRUT, Haute Garonne – Norbert BOSSU, Loire – Sylvie BROUSSOULOUX, Val d’Oise – Christophe BRUNAULT, Vienne – Martine BRUNET, Essonne – Christine BUZZINI, Haute Garonne – Agnès CADET, Val d’Oise – Christine CADORET, Val d’Oise – Elen CARIOU, Finistère – Agnès CARRUELLE, Seine Saint Denis – Denis CASANOVA, Alpes de Haute-Provence – Marie-France CAVILLIER, Isère – Bastien CAZALS, Hérault – Laure CHALVIGNAC, Lot – Laure CHASSAGNE, Lot – Cécile CHEZE, Île de la Réunion – Pierre CHOULET, Puy de Dôme – Brigitte CLAVEL, Isère – Gérard CLAVET, Oise – Muriel CONNES, Aveyron – Fabrice COUDREAU, Seine Saint Denis – Yann COUEDEL, Val d’Oise – Carole CUNY-MARTIN, Yvelines – Didier DEBALS, Île de la Réunion – Véronique DECKER, Seine Saint Denis – Elvine DELAUNOY, Ain – Flora DELMOULY, Hérault – Sandrine DEVES, Alpes de Haute Provence – Pierre DEVESA, Ain – Claude DIDIER, Isère – Martine DIGNAT, Hauts de Seine – Christian DREVET, Isère – Michel DUCKIT, Isère – Paul DUPEYRON, Cantal – Carole FAURE, Ain – Sylvie FERRIE, Hérault – Vincent FILLOUX, Hérault – Dominique FLANDRE, Alpes de Haute-Provence – Philippe FOURNIER, Ain – Christian GERBELOT-LEGRIS, Isère – Franck GILLET, Seine Saint Denis – Frédérix GRASSIN, Isère – Guillaume GUALANDI, Cantal – Jean-Bernard GUENOT, Seine-Maritime – Elisabeth HEURTIER, Isère – Valérie HMEINSALEM, Essonne – Isabelle HUCHARD, Hérault – Amandine ISAIA, Bouches du Rhône – Catherine KERNOA, Seine Saint Denis – Magali KORDJANI, Hérault – Patrick LABARRIERE, Morbihan – Jean-Marie LACAN, Lot – Rémy LACAVE, Seine Saint Denis – Véronique LAMBERT, Drôme – Laurent LANCON, Ain – Zahia LAOUFI, Seine Saint Denis – Kati LARTIGUE, Haute Garonne – Sophie LAVOIX-TONNELIER, Hauts de Seine – Jean-Yves LE GALL, Isère – François LE MENAHEZE, Loire Atlantique – Carine LEPESANT, Aveyron – Annick L’OLLIVIER, Val d’Oise – Ludovic MARCHAND, Vienne – Murielle MATHY, Ain – Frédéric MATHY, Ain – Gilberte MENAGER, Yvelines – Claude MINAUD, Isère – Patricia MOTHES, Haute Garonne – Sarah NADIRAS, Alpes de Haute Provence – Eve NAKACH, Seine et Marne – Olivier NERAL, Aveyron – Eric NESPOULET, Hérault – Sophie NOVARA, Alpes de Haute-Provence – Laurent OTT, Essonne – Jean PAULY, Lot – Meriadec PERROUX, Ain – Anne-Marie PONS, Haute Garonne – Laurent PONSARD, Alpes de Haute-Provence – Danielle POSADO, Bouches du Rhône – Annie POSTIGO, Aveyron – Joël POTIN, Loire Atlantique – Patrick PROVOST, Yvelines – Christine QUIDU, Hauts de Seine – Rémi RIALLAN, Isère – Alain RIVET, Loire – Sylvie ROGER, Aveyron – Cyril ROMETTINO, Alpes de Haute Provence – Sophie ROSSETTI, Drôme – Jean ROUQUET, Yvelines – Christian ROUSSEAU, Aube – Nathalie SALESIANI, Isère – Marc SALZEDO, Morbihan – Yves SCANU, Loire – Elise SERON, Eure – Delphine SEUX, Loire – Pierre SOUIN, Yvelines – Philippe THIMONT, Val d’Oise – Martine TRINEL, Vienne – Cathy TUYAA-BOUSTUGUE, Pyrénées Atlantiques – Josef ULLA, Aveyron – Laure VANEL, Yvelines – Jean-Luc VERILHAC, Loire – François VIENOT, Yvelines – Véronique VINCENT, Cantal – Philippe WAIN, Loir-et-Cher – Sylvie YEUILLAZ, Île de la Réunion.

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    • Et que dire de notre inspectrice qui nous demande de lui rendre un bilan du soutien depuis la rentrée des vacances de Toussaint en donnant les noms des élèves concernés et en précisant s’ils ont progressé, stagné ou régressé ! Je refuse.

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    • Soutien aux directeurs et directrices "refuzniks" 13 décembre 2008 12:30, par Collectif national de résistance à Base élèves

      Une pétition de soutien à ces directeurs et directrices vient d’être mise en ligne.
      Il est essentiel que les parents et toutes les personnes qui se sentent concernées les encouragent, car leur situation est très inconfortable, et certain(e)s risqueraient de craquer sans notre soutien.

      Voir en ligne : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/

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    • D’aucune disposition statutaire ne peut consigner comment procèder au chagement de cycle dans l’enseignement quel que soit cette poque, seul l’esprit d’un lieu "dit" et appeler par son nom propre peu y construire son cole nouvelle, sa magnière coutumière contemporaine. Elle est une créeation non un artefacte de syntèse : cela se nomme ###d’cologie###

      .

      Mais nous n’y sommes jamais puisque nous avons fui vers le jeu de dupe du spéctacle sociale, pri en flagrant déni de non reçevoire les contours actuel de nôtre perception relative de la modernité de nos quartier ; refoulés comme avant étaient refoulées nos instints dans nôtre psychologie

       !

      En cela il est aujourd’hui necessaire de transposer nôtre regard ###d’cologie###

      .

      Nôtre inconscient s’il ne travail pas à produire sans cesse, travaille aussi à habiter l’être que nous somme, il cherchera toujours à se cerner dans cet environ naturel dans lequel il puise & il se puise lui même par la CO-naîssance de soi ; CO-oppération avec cette zone collective & radicalement situationiste comme le perçevalent justement les suréealistes qui en ont CO-crit le "dit" traité

       !

      §
      Ce refu d’obéïssance est un acte structurant situationiste, puisque qu’il pose une situation, c’est l’appel des suréealiste, rien à voire avec la CHOUCROUTE  !

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    • institutionnellement vôtre 9 septembre 11:05, par "ghost in the shell Arise" &"Gemma Bovery"

      “l’institution assujettit la vacuité”

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  • Francaise vivant à l´étranger je constate avec une inquiètude grandissante le sabotage systématique des acquis sociaux de la France.
    Je ne m´étendrai pas sur les raisons qui poussent certains hommes politiques à oeuvrer dans ce sens - de tels agissements ont atteint une ampleur globale - il est clair cependant que la fin justifie les moyens ! La démarche de résistance pacifique d´Alain Refalo est certainement la solution la plus adéquate à faire bouger cet état de faits.Il représente dignement sa profession et m´aide à croire en un avenir meilleur.
    Je suis de tout coeur avec ceux qui suivent et suivront son exemple.

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  • Alain REFALO BRAVO ET MERCI. Merci de prouver que l’on peut être toujours libre de faire, être et agir dans le bon sens dans le respect de chacun. MERCI DE NE PLUS OBEIR ET DE LE DIRE AU LIEU DE RALER ET CONTINUER D APPLIQUER DES CHOSES MAUVAISES, NEGATIVES, ABSURDES...
    Peut-être donnerez-vous par cette action sereine et déterminée le droit à d’autres de respecter leur intégrité et de respecter le droit et le devoir de ne plus faire n’importe quoi au non d’une hiérarchie !
    B.O. Employée de vie scolaire E.V.S et parents d’élèves

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  • Merci pour votre resistance et bravo pour la maniere que vous avez de la mettre en pratique
    A mon avis je crois qu’il ne reste que celle là
    Si tous les enseignants devaient etre inspectes comme vous , il manquera d’inspecteurs
    Christine

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  • Bravo à Alain Refalo et merci pour cette vidéo qui permet aussi d’informer les familles.

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  • Dans la circonscription de Neufchâtel (76), un inspecteur "visite" les collègues inspectés sur le temps de "soutien" !
    Bravo pour votre initiative. Sachez que votre intégrité ne laisse pas froids les collègues et suscitent de nombreuses réactions qui n’auraient pas vu le jour sans votre argumentation claire et juste. Les élèves ont droit au respect et n’ont pas à subir la maltraitance institutionnelle qui leur est assénée depuis la rentrée. Au sein de notre service, nous avons l’obligation de "signaler" la maltraitance au procureur de la République. Dans ce domaine, ne désobéissons pas, signalons la violence qui leur est faite.
    Catherine

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  • Bravo, j’ai travaillé 25 ans dans l’éducation nationale,je travaillais en classe coopérative puis usée par le défi j’ai quitté pour continuer à enseigner ailleurs:dans les foyers d’enfants placés et avec la protection judiciaire de la jeunesse. Je suis heureuse de voir que ça bouge..Continuez tous, il le faut pour nos enfants et petits-enfants

    une jeune grand-mère

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  • Bravo pour votre action menée auprès des élèves en difficulté que la hiérarchie de l’éducation nationale méprise de plus en plus.
    En cette période de morosité grandissante,il est réconfortant de voir que des gens compétents comme vous se battent pour la réussite du plus grand nombre d’enfants à l’école.
    J’espère que vos démarches vont prendre de l’ampleur dans les écoles.
    Bon courage et encore merci pour ces enfants et ces familles qui ont droit de se sentir bien entourés à l’école.
    josette Grazélie nouvelle retraitée psychologue scolaire de Maine et Loire.

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  • Bravo à Alain Refalo, digne, clair, posé.
    La référence à Gandhi ou Luther King est tout à fait pertinente. Référence dont nos dirigeants n’hésitent jamais à sembler très proches... quand il s’agit de donner une bonne image d’eux-mêmes, mais dont ils s’éloignent gaillardement pour prendre et justifier leurs décisions politiques...

    VoyonsMonsieurDarcos !

    Voir en ligne : http://voyonsmonsieurdarcos.free.fr/

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  • APPEL DES ENSEIGNANTS EN RESISTANCE 7 décembre 2008 20:54, par sab

    Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

    http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1063921.html

    NOUS REFUSONS DE PARTICIPER AU DEMANTELEMENT DE L’EDUCATION NATIONALE

    La déconstruction progressive et systématique des fondements de notre système éducatif est en marche. Il est aujourd’hui de la responsabilité des enseignants de ce pays de tout mettre en oeuvre pour enrayer cette machine à déconstruire.

    L’heure est grave ! Une nouvelle défaite du mouvement des enseignants serait catastrophique. Le gouvernement qui, visiblement, cherche l’affrontement et la victoire par un passage en force, aurait ainsi les mains libres pour achever son travail et mettre en place la privatisation de l’Education Nationale.

    Ces dernières semaines, des enseignants du primaire sont entrés en résistance par la voie du refus d’obéissance, notamment par la non application stricte des nouveaux programmes et du dispositif de l’aide personnalisée, afin de ne pas apporter leur caution personnelle à ce démantèlement. Cette objection de conscience réfléchie et assumée est entrée profondément en résonance avec les attentes de nombreux enseignants, découragés par l’absence de perspectives de lutte efficace.

    Il convient aujourd’hui de passer de quelques refus individuels et isolés à une action de résistance pédagogique collective et revendiquée afin de structurer une contestation durable. C’est de l’ampleur de cette résistance et de sa médiatisation que dépendra la possibilité de créer un rapport de force inédit avec le gouvernement. L’affichage de la résistance pédagogique est aussi important que la résistance elle-même car il constitue une force d’information, de mobilisation et de pression.

    Nous invitons les enseignants à entrer en résistance ouverte en faisant connaître par le biais de lettres individuelles et/ou collectives à leur hiérarchie leur refus de collaborer au démantèlement de l’Education Nationale, y compris par la désobéissance pédagogique ciblée.

    Nous invitons les enseignants à prendre toutes les initiatives susceptibles d’informer et de mobiliser les parents d’élèves dans des Comités locaux de défense de l’école publique qui impulseront de nouvelles actions de résistance sur le plan local. Une coordination de ces comités locaux pourrait être mise en place dans un deuxième temps.

    Le mouvement des enseignants en résistance est un mouvement complémentaire de l’action des organisations syndicales. Ces dernières qui ont pris la mesure de la colère qui monte devront la canaliser dans des actions déterminées, durables et constructives.

    Notre résistance veut impliquer indissociablement un programme de non-coopération qui s’oppose aux mesures qui nous semblent nocives pour l’avenir de nos écoles et un programme constructif qui propose les solutions qui nous semblent susceptibles de préparer cet avenir.

    LE NON DEMANTELEMENT DE L’EDUCATION NATIONALE IMPLIQUE LA PRISE EN COMPTE DES REVENDICATIONS SUIVANTES

    Sur le plan structurel :
    Arrêt des suppressions massives de postes ;
    Maintien des postes d’enseignants affectés dans les associations complémentaires de l’école ;
    Maintien de la spécificité de l’école maternelle et retrait du projet de jardins d’éveil ; _ Maintien des IUFM comme centre de formation professionnelle et ouverture d’un chantier sur les contenus de la formation des professeurs ;
    Abandon définitif du projet des EPEP (Etablissements Publics de l’Enseignement Primaire) ; _ Retrait du projet de création d’une Agence Nationale du remplacement ; Retrait du fichier Base élèves.

    Sur le plan pédagogique :
    Abrogation du décret sur l’aide personnalisée ;
    Maintien des 3 000 postes de RASED à la rentrée 2009 ;
    Ouverture d’une concertation sur les nouveaux programmes ;
    Ouverture d’un débat sur les rythmes scolaires des enfants.

    Sur le plan syndical ;
    Respect du droit syndical, notamment des journées d’information syndicale pendant le temps de travail ;
    Retrait de la loi obligeant les enseignants du primaire à se déclarer préalablement en grève ;
    Retrait de la loi sur le Service Minimum d’Accueil.

    Nous demandons au gouvernement l’ouverture immédiate de négociations avec les organisations représentatives sur la base des revendications mentionnées ci-dessus.

    CONSTRUIRE UN MOUVEMENT DURABLE, RESPONSABLE ET EFFICACE

    Nous avons conscience qu’il sera difficile au mouvement d’obtenir satisfaction sur l’ensemble de ces revendications. Il serait dramatique que le mouvement retombe aussi vite qu’il s’est développé. Il importe de s’inscrire dans la durée. C’est pourquoi il est essentiel que le mouvement des enseignants en résistance pédagogique se fixe un premier objectif clair, précis, limité et possible, susceptible de mobiliser le plus largement. Si nous obtenons gain de cause sur cet objectif tactique, la dynamique de l’action nous permettra de définir des objectifs plus ambitieux. Cette prise que nous aurons sur le système agira comme un levier qui le fera bouger et basculer.

    Notre premier objectif, dans le cadre de cette résistance au démantèlement de l’Education Nationale, est d’obtenir l’abrogation du dispositif de l’aide personnalisée et son corollaire le maintien des postes du RASED. C’est pourquoi nous invitons les enseignants du primaire à refuser de mettre en œuvre le dispositif de l’aide personnalisée et à le faire savoir.

    La non application de ce dispositif peut prendre différentes formes qu’il appartient au conseil de maîtres d’organiser (Utilisation des deux heures pour mettre en œuvre des projets pédagogiques innovants de classe et d’école avec l’ensemble des élèves ; Utilisation des deux heures pour organiser le travail pédagogique d’équipe centré sur les autres enfants en difficulté et leur aide, etc.)

    La résistance pédagogique est une étape dans la résistance globale à la déconstruction de notre système éducatif. Elle a vocation à initier, construire et mettre en oeuvre des alternatives crédibles et efficaces pour une école au service de la réussite de tous. Elle est complémentaire des autres formes d’actions démocratiques impulsées par les organisations syndicales. Nous invitons donc ces dernières à définir et mettre en place les modalités d’action nécessaires pour amplifier cette lutte.

    COLLECTIF DES ENSEIGNANTS EN RESISTANCE

    fédérés en réseau par le blog « Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école »

    Le 3 décembre 2008 Appel au format PDF

    Ce texte rédigé collectivement par les enseignants qui ont adressé une lettre individuelle de désobéissance constitue une plate-forme de réflexions et d’actions qui définit l’identité du collectif des enseignants en résistance, mouvement en gestation. Il a vocation à être diffusé largement pour faire connaitre notre position et susciter de nouvelles actions individuelles et collectives de résistance pédagogique. Cet appel n’est pas soumis à signature, mais il peut constituer la base d’un collectif local d’enseignants en résistance.

    Voir en ligne : Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

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  • Monsieur,
    je salue votre courage et acte de résistance qui rend hommage notamment à la Mémoire de Jean Moulin, comme à tous ceux qui ont su dire "non" quand la dignité humaine est en jeu et qui ne se sont pas réfugiés derrière " l’obéissance aux ordres" pour fermer les yeux devant leur propre veulerie ou lâcheté.
    C’est une enfant de l’école de la république française qui vous remercie parce que c’est grâce à cette école qu’elle a pu, tout au long de sa vie, puiser des forces pour dépasser le traumatisme des numéros concentrationnaires, tatoués à vie sur le bras gauche de son père.
    Annie Cyngiser

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  • Bravo pour cette honnêteté et clarté.
    Rendez-vous le 17 décembre pour l’envoi de courrier aux inspections académiques de France.
    Caroline, parent d’élève à paris.

    Répondre

  • Message aux enseignants de France

    - Je ne renonce pas à ma prise de position publique et je poursuivrai la suspension de l’aide personnalisée sans prise en charge d’enfants. Un recours contentieux auprès du Tribunal Administratif est en préparation car de nombreux éléments laissent à penser que la sanction qui m’a été infligée est injustifiée.

    - Une pétition de soutien est en ligne sur le blog http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com/ ; elle concerne les enseignants comme les parents d’élèves (l’info est donc à diffuser largement auprès de ceux de votre école) ; en toute logique, tous les signataires de la pétition Sauvons les Rased devraient s’y retrouver et également la signer.

    - Cette sanction ne doit pas vous faire renoncer à vous impliquer dans une démarche similaire (dans l’Hérault, le dépôt collectif de lettres individuelles est prévu mercredi 17 décembre), sachant que vous avez différentes possibilités de détourner l’aide personnalisée sans, pour autant, vous exposer aux mêmes sanctions (par exemple, prise en charge de tous les enfants ou refus de tous les parents...).

    - Dans de nombreuses écoles, les parents d’élèves rédigent des lettres à destination du président de la République ou de l’administration (une lettre type sera proposée prochainement sur les blogs).

    Vous avez été nombreux à m’avoir manifesté votre soutien, nous devons être encore plus nombreux à passer à l’acte !

    La résistance non-violente provoque chez l’adversaire, successivement : l’indifférence, la raillerie, les injures, la répression et l’estime. Tout mouvement qui survit à la répression, modérée ou cruelle, commande invariablement le respect, ce qui est synonyme de succès. Si nous sommes fidèles, cette répression peut être considérée comme le signe précurseur de la victoire. Gandhi

    Blogs
    Une école pour Victor et Hugo et Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

    Résistance pédagogique

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  • Bravo à tous pour l’exemple que vous donnez...

    J’espère que bientôt, policiers, agents du fisc, médecins et pourquoi pas les militaires, décideront eux-mêmes de ce qu’ils ont à faire plutôt que se faire dicter leur comportement par des trucs inutiles appelés Parlement et Président démocratiquement élus...

    J’oubliais ! C’est vrai que la démocratie est le terreau du fascisme et que vous êtes d’authentiques résistants qui luttent au péril de leur vie contre la barbarie...

    Bravo à tous pour l’exemple que vous donnez !

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    • Bravo à tous pour l’exemple que vous donnez... 14 décembre 2008 17:37, par Sab

      Ce qui est important dans votre message, c’est que vous posez le problème de l’exercice de la démocratie. Si je vous suis , la démocratie consiste à voter " démocratiquement" pour des instances et ensuite à régler sa conduite sur les lois, décrets et autres produits par ces instances. Tout autre comportement serait de l’ordre de l’arbitraire. Vous faites vous-mêmes (ironiquement ) référence à la Résistance. On peut développer cette comparaison et rappeler que le Parlement a démocratiquement accordé les pleins pouvoirs à Pétain et que tous les citoyens - fonctionnaires ou non - étaient tenus d’appliquer les ordres de Vichy. C’est ce que nombre d’entre eux ont fait d’ailleurs... Je ne développe pas plus, vous avez compris l’idée.
      Je vous recommande seulement de lire ou de relire puisque vous parlez du devoir des "policiers, agents du fisc, médecins et pourquoi pas les militaires" le roman de Ray Bradbury, Fahrenheit 451 paru en 1953 pendant le maccarthysme. Le héros est un pompier, cela devrait entrer dans votre paradigme.

      Il vous semble évident que le droit de vote s’exerce en France de façon démocratique. Si vous avez navigué sur ce site, vous avez dû comprendre que nous défendons l’idée qu’il n’y a pas de démocratie sans une information réelle. Or on sait bien que la quasi totalité de la presse surtout télévisuelle est dans les mains de financiers proches ou appartenant au pouvoir en place. Pour nous les conditions d’un vote démocratique ne sont pas remplies. Un des buts de ce site est de permettre l’exercice d’un contre pouvoir médiatique émanant des citoyens eux-mêmes. C’est à ce titre que nous avons réalisé et diffusé cette vidéo. Ce travail devrait relever des médias du service publics. La preuve en est qu’ils n’assument pas leur rôle.

      Ce qui est remarquable dans votre message c’est que vous ne dites mot des raisons qui poussent Alain Refalo et de nombreux enseignants à prendre des risques personnels, réels quoi que vous en disiez. Être enseignant , ce n’est pas seulement être fonctionnaire de la République, c’est aussi avoir une haute conception de ce qu’est l’éducation et de ce que doit être un service public d’éducation. C’est ne pas accepter que soit bradée l’éducation de nos enfants, des vôtres , pour des raisons strictement de choix budgétaire alors que des millions sont dépensés pour sauver des banques privées. C’est avoir une réelle exigence de ce qu’est une école, libre , gratuite, laïque et qui donne ses chances à chacun. c’est pour cette école-là que nous sommes devenus enseignants et pas pour une réduction des enseignements qui oblige les parents à payer des services marchands en complément d’une éducation au rabais, pas pour une école qui prive les enseignements de tout sens.

      Alors, je trouve vos railleries bien piètres et peu motivées . Mais peut-être votre intérêt - je n’ose dire "de classe"- est-il justement ailleurs.

      Pour conclure, je ne prive pas du plaisir d’une citation :
      "Notre monde sera sauvé du sort que le menace , non par l’adaptation complaisante de la majorité conformiste,
      mais par l’inadaptation créatrice de la minorité non conformiste."

      Martin Luther King

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      • Bravo à tous pour l’exemple que vous donnez... 19 décembre 2008 18:30, par Ana

        En clair la démocratie c’est quand la gauche gagne quoi...!

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      • Bravo à tous pour l’exemple que vous donnez... 21 décembre 2008 16:08, par Michel

        Vous parlez de démocratie et d’information.
        N’avez vos donc pas conscience que dans une démocratie, les citoyens ne sont pas obligés d’écouter vos sornettes ?

        Sur le fond, puisque la légitimité démocratique ne vous suffit pas (mais pour qui vous prenez-vous donc ?) les réformes du Ministère tentent de remettre un peu d’ordre dans une institution délitée à un point inimaginable : elle a réussi à boucher entièrement l’avenir des élèves qui la fréquentent en ne dispensant plus le savoir minimum indispensable à une vie adulte responsable.

        Une question pou vous, MM et MMes les résistants : savez-vous combien de méthode "Boscher" sont vendues chaque année ? Il s’agit d’une véritable révolte contre une pédagogie délirante qui a commis des dégâts considérables en France.

        Donc que ce soit pour des raisons liées au respect de la démocratie (je ne réponds même pas à votre grossière allusion à Pétain) ou pour des raisons liées au respect des élèves qui vous sont confiés, PARTEZ !! Partez. Foutez la paix aux enfants de France qui n’ont pas mérité des enseignants tels que vous.

        Répondre

  • Mais pour qui vous prenez-vous ?

    Dans une démocratie les fonctionnaires obéissent au peuple, c’est-à dire au gouvernement élu par lui.

    Vous pensez donc que votre avis a plus de pertinence que celui du peuple qui voue paie ? Si vous n’êtes pas content des instructions que vous recevez de votre employeur, démissionnez !

    Et s’il vous plaît n’utilisez pas ce mot de "résistant". Les résistants combattaient les nazis et se battaient pour la liberté. Vous ne combattez que pour une idéologie qui a réussi l’exploit de faire passer notre pays de la première place à la 34 ème dans la classements internationaux.

    Partez donc, quittez l’éducation nationale, le pays ne s’en portera que mieux.

    Michel.

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    • Entièrement d’accord avec Michel,
      d’ailleurs on pourrait même aller plus loin et mettre les enfants dès 8 ans à l’usine. Comme cela l’état fait de l’économie sur nos impôts et on pourra donner plus d’argent aux banques, car elles vraiment elles prennent des risques à la sueur de leur front. Bien oui, il y a des pays qui mettent les mômes jeunes au boulot et eux sont compétitifs sur le marché international. Suivons leur exemple.

      Pour Noël, j’ai prévu d’offrir à mon gosse un bleu de travail, mais j’ai un problème je n’ai pas trouvé sa taille. Si Michel peut me donner l’adresse d’un magasin où trouver le bleu pour un gosse de 6 ans cela me rendrait service.

      J’ai aussi demandé à son école de faire la levée du drapeau tous les matins pour leur apprendre la démocratie. Mais là des instituteurs, et carrément des institutrices (des femmes !), s’y sont opposées. Je pense que ce sont des refaloistes, ils devraient quitter la France, pays des mille bonheurs, et aller au pays des soviets après qu’on leur ait pris l’empreinte adn (on ne sait jamais).

      J’ai déjà prévu l’avenir de mon garçon : à 12 ans je lui offrirai un uniforme et il ira direct en Afghanistan pour défendre nos valeurs de la république pour l’expansion de nos entreprises.
      Rien de tel pour apprendre les vraies valeurs de la France et la défense de son PIB.

      Est-ce que je refuse d’obéir moi quand mon patron me fait fabriquer des trucs qui ne servent à rien, prévus pour casser très vite... Est-ce que je refuse d’obéir quand on me demande de faire 45 heures payées 30 pour le bonheur des actionnaires ! Est-ce que je refuse d’obéir quand mon patron me licencie pour mettre ses machines en Tchécoslovaquie ?

      Et bien non, par respect pour le peuple de France qui a élu un gouvernement pour faire son bonheur.

      Alors, en mon âme et conscience et comme Michel, je demande solennellement aux refaloistes de faire pareil pour le bonheur de notre gouvernement car à travers lui c’est le bonheur de toute la France qui est en jeu.

      Marine

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      • Répondre à un tel tas de c...eries, quel plaisir. 21 décembre 2008 23:58, par Michel

        Je ne vois pas en quoi le ramassis de bêtises que vous sortez va plus loin que ce que je dis.

        Les pédagogies délirantes ont fait passer notre pays de la 1ère place à la 34 ème dans les classements internationaux. Ce n’est pas par esprit de compétition que je fais remarquer cela mais uniquement parce que cela montre que grâce à ces enseignants (payés par nous) que le monde entier nous envie, un enfant pauvre et doué n’a plus la moindre chance de s’en sortir par l’école.

        Donc les pédagogues délirants doivent soit appliquer les réformes qui enfin remettront au centre de l’école la transmission des savoirs, soit dégager. Le pays et les enfants qui en font partie ne s’en porteront que mieux.

        Une dernière chose : ce gouvernement à propos duquel vous prônez la désobéissance a été élu démocratiquement. En refusant d’obéir, c’est au peuple, qui vous paie, que vous refusez d’obéir. Assumez vous donc et prenez la porte, si vous êtes enseignante.

        Répondre

        • Répondre à un tel tas de c...eries, quel plaisir. 22 décembre 2008 07:11, par Institdésobéisseur

          Eh bien non nous ne prendrons pas la porte, parce que c’est précisément nous qui n’avons jamais été écouté et qui avons été méprisés par les gouvernements successifs.

          De quelles pédagogies délirantes parlez-vous ? Les mouvements pédagogiques ont montré qu’il était possible de travailler autrement et de tirer vers le haut les élèves en difficulté. Ils sont minoritaires, on ne les a jamais écoutés. La vérité c’est le déficit de formation des enseignants, ce sont les classes surchargées, le manque de moyens pour l’Education Nationale.

          Vous ne savez pas de quoi vous parlez et vous venez donner des leçons aux enseignants ? Ne comprenez vous pas ce qui se passe dans ce pays ?

          Nous ne nous laisserons pas faire. Notre désobéissance est légitime. Les Français n’ont pas élu Sarkozy pour qu’il casse l’école à ce point. Ca c’est un mensonge. C’est facile de dire qu’il faut respecter les lois quand on est fonctionnaire. Eh bien non, cher monsieur, dans un Etat démocratique il peut y avoir aussi des lois injustes contre lesquelles il est bon de s’insurger et de désobéir. Non pas pour son intérêt personnel, mais pour l’intérêt collectif. Nous assumons les risques que nous prenons et nous sommes absolument certains de la victoire.

          Dans quelques semaines, quelques mois au plus, M. Darcos ne sera plus ministre de l’Education Nationale et toutes ces réformes scélérates seront mises au placard. A bon entendeur !

          Répondre

          • Mais POUR QUI VOUS PRENEZ VOUS ?

            vous pensez que vous pouvez juger de la légitimité de lois ? Mais qui êtes-vous ? Des élus ? Des législateurs ? Si vous refusez d’obéir à ce gouvernement démocratique, PARTEZ.

            Les pédagogies délirantes dont je parle sont celles qui ont tant fait régresser notre pays et l’éducation de ses enfants. Ce sont par exemple les méthodes de lecture globalse, semi-globales, simili glogales, quart de globales etc. La seule méthode qui fonctionne est la méthode strictement et exclusivement syllabique. Et de grâce ne me servez pas le poncif éculé que les enfants ayant appris avec cette méthode-ne-comprennent-pas-ce-qu’ils-lisent. C’est faux.

            Si vous aviez une once d’honnêteté et le minimum de respect pour la démocratie, vous cesseriez de parasiter cette institution qui vous paie et vous emploie.

            Répondre

            • Répondre à un tel tas de c...eries, quel plaisir. 22 décembre 2008 12:33, par Institdésobéisseur

              Nous nous prenons pour ce que nous sommes, les instituteurs-trices de la République, rien de plus, mais rien de moins.

              Visiblement, le dialogue n’est pas possible. Vous fonctionnez par anathèmes, approximations et accusations gratuites. Cela suffit !

              Vous êtes très loin de la réalité de l’école. Nous, nous avons les pieds sur terre et nous savons de quoi nous parlons.

              Nous gagnerons ce combat, malgré vous et contre vous s’il le faut !

              Et vous osez dire que nous devons partir... L’histoire tranchera cher monsieur !

              Je vous souhaite un bon vent !

              Répondre

              • Répondre à un tel tas de c...eries, quel plaisir. 22 décembre 2008 18:30, par Michel

                Cher monsieur, des gens comme vous ont fait passer notre pays de la PREMIERE place dans les classements internationaux a la TRENTE-QUATRIEME aujourd’hui. Vous y’en a compris ?

                Du balai.

                Répondre

                • Stop Michel 23 décembre 2008 00:54, par jlg

                  Michel cela suffit. Tu squattes le forum ( en oubliant parfois de signer tes messages) et tu te répètes sans argumenter. Donc, à partir de maintenant on te demande d’aller exprimer ta rancœur, tes vociférations (car jusqu’à présent ce sont les tiennes qui se manifestent ici) ailleurs.

                  Jl

                  Répondre

            • Si vous réussissez à faire mieux que décoder (mais votre psittacisme me laisse sceptique) essayez de comprendre le magnifique article de M.Paul Le Bohec, âgé de 87 ans, et qui vous désépaissira peut-être un peu la matière grise)

              (désépaissir est un néologisme mon chou !)

              Pascale

              Répondre

          • "Eh bien non nous ne prendrons pas la porte, parce que c’est précisément nous qui n’avons jamais été écouté"

            Dans ce début de phrase, "écoutés" prend un "s".

            Et ça prétend éduquer nos enfants... Coquins fats et prétentieux, minorité vociférante et anti-démocratique, qu’attendez-vous pour quitter une institution que vous déshonorez ?

            Répondre

            • Répondre à un tel tas de c...eries, quel plaisir. 22 décembre 2008 21:24, par Institdésobéisseur

              Ce sont les inspecteurs d’académie qui déshonorent l’institution, valets serviles de ce ministre incompétent qui ne comprend rien aux questions de l’école, qui n’a comme seul souci que de faire des économies.

              Il le paiera très cher, et vous le savez. Mais vous préférez vous voiler la face, faire l’autruche. Continuez, continuez, plus dure sera la chute.

              Et maintenant vous nous parlez de classement... Ce qui montre bien que vous ne comprendrez jamais de quoi on parle. Et qui montre votre embrigadement par les médias dominants et ce gouvernement qui est passé maître dans l’art de la propagande.

              Continuez, nous aussi nous allons continuer à désobéir à ces lois et décrets iniques qui nous empêchent de faire notre travail correctement.

              Assez perdu de temps ! dormez en paix, saint Darcos veille sur votre esprit maléable et corvéable à merci.

              Répondre

        • Répondre à un tel tas de c...eries, quel plaisir. 27 juillet 2009 22:03, par Ronchon

          Bravo !
          Il y a quelques courageux sur ce forum. J’ai été enseignant en primaire pendant 38 ans. Depuis 68 c’est le grand délire. Actuellement la pédagogie se décline sur les sorties scolaires, les classes "vertes, de mer, de ski...", entrecoupées par des sorties chez le boulanger, à la Poste au marché... sans compter l’informatique, la BCD... Où va-t-on ? QUATRE ANS de restriction de salaire... ce n’est pas assez ! Une mutation en Haute-Marne ou dans les Ardennes...

          Répondre

  • Et cela continue ! 19 janvier 2009 12:24, par Bernard

    Cela continue...des décennies d’échec dans la modernisation de notre système d’enseignement (je ne dit pas éducatif) par une sédimentation de l’idée selon laquelle notre école serait la meilleure ! Il faut ouvrir les yeux... nous sommes très en retard ! et tant que nous seront dans le refus d’un moindre changement nous resterons les attardés de l’Europe, avec des enseignants qui baignent dans une auto-satisfaction qui les aveugle ! Vous avez raison de dire qu’il faut que les enfants "retrouve du plaisir à venir à l’école" car ils l’ont en effet perdu ! Mais perdu pourquoi ? Parce que rares sont les enseignants que les mobilisent, les intéressent. Trop nombreux sont ceux qui régurgitent des savoirs sans passion, et sans intérêt pour ceux qui leurs sont confiés... et les enfants ne sont pas dupes, même s’ils vous suivent dans la rue, ils savent bien que cela est sans rapport avec leurs intérêts, mais seulement celui d’un lobby qui s’arc-boute pour défendre ce qu’il considère être ses droits : droits d’en faire à sa tête, droit de mépriser ses "clients". Nous (car c’est nous qui vous rémunérons) avons droit à une école moderne, qui s’articule avec la vrai vie sociale et économique... Puisque vous parlez de non violence... "I have a dream"… celui d’une école où les enseignants seraient prêts à aller de l’avant, à entreprendre, à donner d’eux mêmes... d’une école ou les jeunes seraient effectivement au cœur des préoccupations, avec le souci de la réussite... d’une école de l’innovation, ou la moindre avancée serait considérée comme un plus et non comme une contrainte nouvelle… d’une école ayant le souci de la performance... d’une école rompant avec les fondements élitistes qui font qu’il suffit de "savoir" pour enseigner, alors que la relation aux autres est loin de se satisfaire de si peu... d’une école ayant le souci du résultat...

    Voir en ligne : en conscience je refuse d’obéir

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  • Communiqué - Alain Refalo sanctionné ! 22 janvier 2009 10:12, par jlg

    Communiqué du réseau des enseignants en résistance

    Alain Refalo, premier enseignant de France à avoir informé, dès le 6 novembre, par lettre ouverte à son inspecteur de circonscription, qu’il entrait en désobéissance pédagogique pour résister à la mise en œuvre des réformes du ministre de l’Education Nationale, a été informé par l’inspection académique de la Haute-Garonne qu’il était sanctionné d’un retrait de salaire de deux journées par semaine à compter du 5 janvier pour n’avoir pas mis en place réglementairement le dispositif de l’aide personnalisée deux heures par semaine.

    Cette sanction financière fait suite à plusieurs visites d’observation de l’Inspecteur de l’Education Nationale dans la classe d’Alain Refalo au cours desquelles il a été constaté que ces deux heures étaient consacrées à une activité théâtre avec l’ensemble des élèves. Rappelons que ces deux heures se situent sur un temps extra-scolaire et la présence des enfants est soumise à l’autorisation des parents.

    Alain Refalo, accompagné de Laurent Cabreils représentant du SNUipp31, a été reçu ce matin par le secrétaire général et l’inspecteur d’académie adjoint, pour prendre connaissance du dernier rapport de visite de son inspecteur. C’est à l’issue de la lecture par l’intéressé de ce rapport que le secrétaire général a informé Alain Refalo des sanctions qui lui étaient infligées. Alain Refalo a alors déclaré qu’il assumait les risques liés à son action de désobéissance, et que les sanctions ne le dissuaderaient pas de poursuivre ce légitime combat contre le démantèlement de l’école publique.

    Depuis plusieurs semaines, ce combat est désormais collectif. Des milliers d’enseignants sont entrés en résistance et en désobéissance pédagogique, notamment sur le terrain des nouveaux programmes, de l’aide personnalisée, des évaluations nationales et du fichier Base élèves. Près de 2 000 enseignants l’ont fait savoir ouvertement à leur hiérarchie par écrit. Cette action collective inédite témoigne du profond malaise des enseignants du primaire et de leur volonté de ne pas collaborer par leur silence complice ou leur participation active au démantèlement du service public d’éducation.

    Aujourd’hui, à Colomiers, dans la ville où enseigne Alain Refalo, une lettre collective de désobéissance annonçant la suspension du dispositif de l’aide personnalisée, signée par 30 enseignants désobéisseurs de plusieurs écoles maternelles et élémentaires de la ville, a été remise à l’inspecteur de la circonscription. A Paris, ce sont 276 lettres de désobéissance qui ont été montrées (sans être remises) à l’Inspection Académique, ce matin.

    Le réseau des enseignants en résistance dénonce la sanction disproportionnée infligée à Alain Refalo qui a accompli intégralement ses obligations de service en présence de tous les élèves. En sanctionnant l’initiateur de ce vaste mouvement de désobéissance, cette sanction n’a d’autre objectif que de faire plier les enseignants qui s’engagent dans la résistance aux réformes destructrices de M. Darcos. Il appelle les citoyens à se mobiliser pour exiger de l’Inspection Académique le retrait de cette sanction injuste et l’ouverture d’un débat public qui prenne en compte le mécontentement des enseignants et des parents d’élèves.

    Le meilleur soutien que nous pouvons apporter aujourd’hui à Alain Refalo est d’amplifier la désobéissance pédagogique dans les écoles afin de dénoncer les lois et les réformes qui déconstruisent l’Education Nationale. Le réseau des enseignants en résistance appelle les enseignants à ne plus mettre en oeuvre le dispositif de l’aide personnalisée et à le faire savoir à leur hiérarchie. Il appelle les citoyens à développer l’action publique dans et autour des écoles pour défendre et sauver l’Ecole publique en danger.

    Réseau des enseignants en résistance fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

    Voir en ligne...

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  • Alors qu’il est sanctionné financièrement par un retrait de deux jours de salaire par semaine depuis le 5 janvier, Alain Refalo, enseignant désobéisseur aux réformes de Xavier Darcos, est aujourd’hui sanctionné sur le plan professionnel.

    L’inspecteur d’académie a refusé, lors de la réunion statutaire de la CAPD, qu’Alain Refalo accède à l’échelon supérieur auquel il avait droit dans le tableau d’avancement du corps des professeurs des écoles au motif qu’il ne le méritait pas puisqu’il avait été sanctionné financièrement pour service partiellement non fait.

    Ainsi, Mr l’inspecteur d’académie se permet de décider, en contradiction avec tous les rapports d’inspection précédents qui attestent d’un travail de qualité, que Mr Alain Refalo n’est pas digne de mérite et qu’il doit à nouveau être puni !

    Nous dénonçons la dérive répressive de l’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne, exécutant zélé et aveugle de la politique de régression de Xavier Darcos et dont l’occupation principale, depuis plusieurs semaines, est d’ordonner aux IEN de surveiller et de dénoncer les enseignants et les parents d’élèves en résistance, de menacer les enseignants et les directeurs de sanctions financières et disciplinaires, et d’autoriser l’intrusion de forces de gendarmerie dans les écoles.

    Le réseau des enseignants désobéisseurs appellent les enseignants du primaire à amplifier la désobéissance pédagogique dans les écoles et les parents d’élèves à se mobiliser dans des actions publiques pour défendre le service public d’éducation.

    Rassemblement de protestation et de soutien à Alain Refalo

    Jeudi 5 février à 18h30, Place Joseph Verseilles, Colomiers
    (devant l’Inspection départementale)

    Communiqué du réseau des enseignants en résistance fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

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  • COMMUNIQUÉ
    du Mouvement des enseignants en résistance pédagogique

    Alain Refalo convoqué en conseil de discipline le jeudi 9 juillet

    Un huissier de justice a apporté ce matin à l’école Jules Ferry de Colomiers une lettre recommandée de l’Inspection Académique de la Haute-Garonne signifiant à Alain Refalo, initiateur du mouvement de résistance pédagogique chez les enseignants du primaire, une convocation devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire, le jeudi 9 juillet à 15h.

    Les faits reprochés sont les suivants :

    - Refus d’obéissance
    - Manquement au devoir de réserve
    - Incitation à la désobéissance collective
    - Attaque publique contre un fonctionnaire de l’Education Nationale

    Alors qu’il a effectué l’intégralité de son service devant les élèves, Alain Refalo a déjà été sanctionné cette année de 14 jours de retraits de salaire et d’un refus de promotion au grand choix cette année pour avoir mis en place un atelier théâtre sur le temps de l’aide personnalisée avec l’accord des parents d’élèves.

    Le mouvement des enseignants en résistance pédagogique s’insurge contre cet acharnement démesuré qui vise à briser un enseignant qui n’a fait qu’agir en conscience, en toute transparence et sans faux-fuyants, pour ne pas être complice des réformes destructrices du service public d’éducation. Cette décision est d’autant plus injuste que l’inspecteur d’académie avait affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de sanctions disciplinaires à l’encontre d’Alain Refalo.

    Nous dénonçons une entreprise politique qui vise à criminaliser la désobéissance pédagogique alors qu’elle est une action collective citoyenne qui appelle un dialogue constructif avec l’administration.

    Un comité de soutien, présidé par Patrick Jimena, se réunira vendredi à 18h30 dans les locaux du Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées à Colomiers. Il préparera les initiatives pour organiser la mobilisation pour soutenir Alain Refalo, dénoncer cette attaque sans précédent contre la liberté d’expression des enseignants et s’opposer à cette décision inacceptable. Une pétition intersyndicale unitaire est en cours de préparation.

    contacts :

    Patrick Jimena :
    resistpedagogique@ free.fr

    Blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école
    http://resistancepe dagogique. blog4ever. com/blog/ index-252147. html

    Pour rejoindre le centre de ressources sur la non violence à Colomiers, en venant de Leroy Merlin (sortie "La Salvetat" de la route d’Auch à 2X2 voies) : aller tout droit vers le lycée international, tourner à gauche au petit rond point juste après le lycée et c’est à 50 mètres sur la droite.

    Répondre

  • Alain Refalo est enseignant à l’école Jules Ferry de Colomiers.

    Il a décidé, en accord avec les parents d’élèves, d’organiser l’aide
    personnalisée de sa classe en deux groupes privilégiant la coopération
    et l’entraide dans l’acquisition des connaissances alors que les
    textes demandent une sélection d’élèves en difficulté.

    Pour l’administration, notre collègue n’applique pas règlementairement
    le dispositif d’aide personnalisée.

    Pour ce motif, l’administration lui inflige un retrait de salaire de
    deux jours par semaine depuis le mois de janvier 2009 et a refusé la
    promotion au choix à laquelle il avait droit.

    Mais ces sanctions financières totalement injustifiées et sans
    précédent ne suffisent pas à l’administration !

    L’Inspecteur d’académie menace aujourd’hui Alain Refalo d’une sanction
    disciplinaire en le convoquant devant le conseil de discipline le 9
    juillet
    .

    Nous dénonçons cet acharnement que rien ne justifie.

    Nous exigeons qu’aucune sanction disciplinaire ne soit prise contre
    notre collègue Alain Refalo ainsi que l’arrêt des retraits de salaire.

    Signature en ligne : http://31.snuipp.fr/spip.php?article237

    Voir en ligne : Signature en ligne

    Répondre

  • Bravo à Alain et à tous celles et ceux qui, en France, dans l’Education, s’opposent, concrètement, fermement, radicalement, à celles et ceux qui dirigent ce Ministère, à cette majorité. Je n’oublie pas que, dans l’Education, beaucoup trop de collègues se sont laissés aller ces dernières années, dans une absence de conscience politique, par un relativisme mal réfléchi (droite, gauche, c’est pareil), agacés qu’ils étaient par une gauche socialiste de gouvernement qui était si peu à gauche (avec Jospin et son meilleur ami de 30 ans). Mais entre ces honnêtes hommes et ceux qui aujourd’hui dirigent, le fossé est profond, réel, car aujourd’hui, c’est la politique d’extrême-droite lepéniste qui est appliquée à l’Education Nationale : destruction année après année. Je salue Alain et son appel à la résistance, à l’insurrection.

    Voir en ligne : L’action littéraire

    Répondre

  • COMMUNIQUE
    du Comité de soutien à Alain Refalo
    et du Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique

    Alain Refalo, professeur des écoles à l’école Jules Ferry de Colomiers, qui a comparu en commission disciplinaire le jeudi 9 juillet à l’inspection académique à Toulouse vient de se voir signifier une sanction disciplinaire de catégorie 2 : abaissement d’un échelon, soit la sanction qui a le plus de conséquences financières sur son traitement. S’ajoutant à la promotion qui lui a été refusée au mois de février, et indépendamment des 19 jours de salaire qui lui ont déjà été soustraits, cette sanction représente pour les quatre ans qui viennent une perte d’au moins 7 000 euros, alors qu’ Alain Refalo a effectué l’intégralité de son service devant les élèves et que les rapports pédagogiques de ses inspecteurs sont élogieux. Les faits reprochés à Alain Refalo sont les suivants : refus d’obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l’Education Nationale. Il s’agit donc bien d’une sanction politique pour briser professionnellement l’initiateur du mouvement de résistance pédagogique et bâillonner la liberté d’expression des enseignants.

    Le comité de soutien à Alain Refalo et le Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique considèrent cette sanction, décidée par le ministre Luc Chatel, comme une attaque directe à l’encontre de tous les enseignants en résistance et plus largement de tous les citoyens et les élus qui se sont mobilisés massivement le 9 juillet pour soutenir Alain Refalo et défendre l’école publique. L’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne qui avait indiqué à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de sanction disciplinaire à l’encontre d’Alain Refalo, et qui, le vendredi 10 juillet, lors de son point de presse, avait souhaité s’inscrire dans une démarche d’apaisement, a doublement menti.

    Luc Chatel qui ne cesse d’afficher une posture d’ouverture et de dialogue en direction des enseignants vient de montrer toute la duplicité de ses propos. La porte du dialogue que nous avions toujours laissée entrouverte est pour l’heure fermée de part la volonté du ministre qui devra en assumer toutes les conséquences dès la rentrée. Cette grave et injuste décision n’entamera pas la détermination d’Alain Refalo et celle de milliers d’enseignants du primaire en résistance dont les coordinateurs de toute la France se réuniront à la fin du mois d’août à Montpellier pour décider des initiatives communes de résistance aux "réformes" scélérates qui déconstruisent l’école publique.

    Blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

    Comité de soutien à Alain Refalo
    Patrick Jimena : 06 81 84 39 97
    jimpat3@hotmail.com

    Le 24 juillet 2009

    Déclaration d’Alain Refalo

    « Ne nous résignons pas. Osons dessiner, dès aujourd’hui, un à-venir pour l’école aux couleurs de la générosité et de l’espérance. »

    En prenant l’initiative de désobéir aux dispositifs pédagogiques imposés par Xavier Darcos et en décidant de le faire savoir dans ma lettre « En conscience, je refuse d’obéir » adressée à mon inspecteur le 6 novembre 2008, je savais que je m’exposais au risque de la sanction. Afficher ma désobéissance était la seule attitude cohérente : elle me permettait d’affirmer une résistance qui se voulait constructive et ouverte au dialogue tout en demeurant loyal et honnête vis-à-vis de ma hiérarchie. J’ai voulu prendre à témoin l’institution que nous n’avions pas d’autres choix pour éprouver la fermeté de nos convictions que de risquer de désobéir ouvertement afin d’être entendus. Car peu importe à vrai dire pour l’institution que nous appliquions ou pas les « réformes », comme certains inspecteurs ont osé nous le dire, l’important pour elle est de montrer à l’opinion publique que ces « réformes » s’appliquent sans vague. Le défi que nous avons lancé est à la hauteur de celui qui a été imposé par le pouvoir, c’est-à-dire la mise en place d’un processus de démantèlement du service public d’éducation.

    Cette action de désobéissance pédagogique qui s’est essentiellement cristallisée sur le dispositif de l’aide personnalisée a permis à des milliers d’enseignants du primaire d’en montrer toute la perversité et l’inefficacité tout en ayant une attitude responsable vis-à-vis des élèves en difficulté. Nous avons mis en lumière que ce dispositif en trompe-l’œil n’était pas destiné en réalité à aider les élèves qui en avaient le plus besoin, mais qu’il permettait au ministère de justifier la disparition de milliers de postes d’enseignants spécialisés du RASED, de supprimer deux heures de classe pour la majorité des élèves, de favoriser la semaine dite de 4 jours que tous les spécialistes considèrent comme néfaste pour le bien-être de l’enfant et de renoncer à déployer une formation pédagogique à la mesure des difficultés que tous les enseignants rencontrent aujourd’hui. Sur ce temps-là, nous avons mis en place des projets pédagogiques pour tous les élèves, sans discrimination, leur permettant ainsi de s’investir activement dans la classe et de remédier à leurs difficultés récurrentes. Refusant la stigmatisation des « mauvais élèves », nous avons choisi de les aider autrement et certainement de façon plus efficace.

    Durant ces deux heures facultatives, avec l’accord explicite des parents qui m’ont soutenu depuis le départ dans ma démarche, j’ai organisé un atelier théâtre auquel ont participé tous les élèves. Parallèlement à cet atelier théâtre qui a permis aux élèves en difficulté de retrouver de la confiance en eux-mêmes, de reprendre goût à l’école, de s’investir davantage dans les apprentissages et d’acquérir des compétences liées notamment à la concentration, l’écoute, l’expression orale et la coopération, j’ai organisé sur le temps scolaire obligatoire des ateliers d’aide et de soutien spécifiquement pour les élèves en difficulté en utilisant toutes les potentialités et les ressources du groupe classe. Cela n’a pas été pris en compte ; l’institution s’est focalisée jusqu’à l’absurde sur la vérification de la mise en œuvre d’un dispositif particulier, sans prendre en compte la globalité de mon travail d’enseignant dans la classe.

    Précisément parce que je n’ai pas appliqué les modalités du dispositif alors que j’en respectais largement la finalité, j’ai été sanctionné, depuis le mois de janvier, d’un retrait de salaire deux jours par semaine au motif fallacieux de « service non fait ». De surcroît, la promotion au grand choix à laquelle j’avais droit m’a été refusée au mois de février sous le prétexte étonnant que celle-ci aurait été considérée comme un encouragement à la désobéissance. Aujourd’hui, l’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne en accord avec le ministre a décidé d’appliquer le principe, original, de la triple peine en me sanctionnant à nouveau sur le plan professionnel et financier. L’abaissement d’un échelon, cumulé au refus de promotion, conduit à une amputation de salaire de 7 000 euros sur quatre ans. Qui peut croire que la désobéissance limitée au dispositif de l’aide personnalisée justifie à elle seule cette sanction qui confine à l’acharnement ? Les motifs invoqués de manquement au devoir de réserve et d’incitation à la désobéissance collective, une première dans l’Education Nationale et dont on cherche en vain sur quels textes réglementaires ils s’appuient, témoignent d’une volonté de bâillonner les enseignants. Cette dérive dangereuse ne doit pas manquer d’interroger tous les démocrates sincèrement attachés aux libertés publiques.

    La commission disciplinaire du 9 juillet a été organisée en dehors de toute règle élémentaire de droit. En ce sens, elle constitue une parodie de justice. Non seulement les membres de cette commission étaient juges et partie, mais les votes étaient acquis d’avance dès lors que les représentants de l’administration sont obligés à un vote de fonction et non un vote de conscience. Les défenseurs, les témoins, l’accusé ont été poliment et longuement écoutés, mais nullement entendus. Les représentants de l’administration sont restés muets. Seul l’inspecteur d’académie s’est exprimé, empêchant ainsi un débat contradictoire, approfondi, diversifié et soucieux de la recherche de la vérité. Cette commission fut à l’image du grand mépris que le ministère a affiché durant toute cette année à notre encontre, mépris doublé d’une volonté de minimiser ce mouvement tout en le caricaturant. La contradiction entre ses propos clamés dans les médias et le procès politique en sorcellerie décidé à l’encontre de l’un des porte-parole de ce mouvement n’a échappé à personne. En vérité, ce mouvement dérange, inquiète car il vise à neutraliser les prétendues « réformes » dont se targuent nos gouvernants auprès de l’opinion publique.

    La vraie question est la suivante : Qui porte tort au service public d’éducation ? Les enseignants du primaire en résistance qui osent prendre la parole et dénoncer les graves dérives d’une politique qui n’a comme seul horizon que les restrictions budgétaires, le désengagement de l’Etat et à terme la privation de l’Education Nationale ? Ou bien nos gouvernants qui ne tolèrent plus l’idée même d’une contestation provenant des petits fonctionnaires que nous sommes. Ce qui est en définitive insupportable, au-delà du respect du devoir de réserve auquel nous ne sommes pas directement astreints, mais qui est opportunément brandi à la face des professeurs des écoles aujourd’hui, c’est que des instits de base, eux qui n’ont pas le « prestige » des enseignants du secondaire ou des universitaires, aient eu l’outrecuidance de se révolter, de le faire savoir et de lancer un défi à l’autorité qui se croyait à l’abri d’une insoumission contagieuse.

    Cette décision politique à l’encontre de l’initiateur du mouvement de résistance pédagogique vise assurément l’ensemble des enseignants du primaire en résistance. Le nouveau ministre espère ainsi écraser toute velléité de contestation à la rentrée. Il se trompe gravement. Il avait l’opportunité, lui qui s’est présenté comme un homme de dialogue et d’ouverture, de dénouer les fils de ce conflit qu’il a découvert en arrivant rue de Grenelle. Il vient de les resserrer. Et nous avions prévenu : « Plus ils nous sanctionneront, plus nous désobéirons ». Aujourd’hui, comme hier, le pouvoir ne nous laisse d’autre alternative que d’amplifier la résistance aux « réformes » qui déconstruisent le service public d’éducation et particulièrement aux dispositifs pédagogiques qui trahissent les valeurs profondes de l’école publique. En refusant le dialogue que nous n’avons cessé d’appeler de nos vœux, le pouvoir s’enferme dans une attitude répressive qui ne peut que susciter des tensions regrettables pour l’avenir.

    Jusqu’à ce jour, les sanctions, aussi disproportionnées soit-elles, ne nous ont pas fait reculer. Elles ont au contraire suscité un élan de sympathie dans l’opinion publique que le pouvoir aurait tort de mésestimer. De nombreux enseignants du primaire qui n’ont jamais accepté ces réformes destructrices sans pour autant les contester trop ouvertement se sont montrés solidaires, y compris financièrement, et nous ont encouragés à ne pas céder. Nous avons également le soutien massif des parents de nos élèves et cela est décisif. C’est pourquoi, à titre personnel, je ne regrette rien et surtout je ne me sens « coupable » de rien. Mettre ses actes en cohérence avec ses pensées est certainement ce qu’il est donné de vivre de meilleur, surtout dans notre noble métier. C’est une action juste, motivée en conscience, au service de l’intérêt général et non pas de notre « confort » corporatiste. Collectivement, nous pouvons être fiers d’avoir impulsé un mouvement qui porte l’exigence d’une révolte éthique et professionnelle conjuguée à un esprit de responsabilité et d’honnêteté que personne, aucun pouvoir, ne pourra briser.

    Et pendant tout ce temps consacré à pourchasser les enseignants en résistance, à vouloir faire appliquer des « réformes » injustes, néfastes et parfois inapplicables, on élude les vrais questions et les vrais problèmes qui se posent aux enseignants du primaire dans leur travail quotidien : la démotivation des élèves à l’égard de la chose scolaire, l’agitation et/ou l’apathie de beaucoup d’entre eux, leur difficulté à se concentrer et à écouter sur des périodes longues, le recul flagrant de la culture de l’écrit, l’hétérogénéité de nos classes avec des écarts de plus en plus importants entre les élèves, l’addiction des enfants aux jeux électroniques et à la télévision, la montée des marques d’irrespect à l’égard des enseignants, l’absence de régulation des conflits entre les élèves qui crée des climats de tension dans nos écoles. Nous avons besoin d’une révolution éducative qui prenne à bras le corps l’ensemble de ces problèmes et bien d’autres. C’est pourquoi, plus que jamais, des Etats Généraux de l’Education sont inévitables dans les prochains mois pour préparer une nouvelle ère qui définira l’éducation comme une grande priorité nationale.

    Alors, à l’heure où la répression s’abat sur les enseignants en résistance qui refuse d’assister passivement à la déconstruction de l’école publique,

    J’appelle, avec tous les enseignants du primaire en résistance, à une insurrection des consciences de la société civile pour sauver l’école de la République aujourd’hui menacée.

    J’appelle les enseignants à se ressaisir en refusant cette attitude de soumission permanente et aveugle qu’une hiérarchie abusant de son autorité veut nous imposer au mépris de toute confiance et de tout respect envers les professeurs des écoles confrontés à des difficultés inégalées au quotidien.

    J’appelle les syndicats d’enseignants à jouer pleinement leur rôle en organisant dès la rentrée un mouvement de résistance puissant à ces réformes scélérates qui aggravent une situation d’enseignement délicate et tout particulièrement à ces dispositifs pédagogiques qui trahissent l’esprit de notre mission qui est la réussite de tous les élèves.

    J’appelle les parents d’élèves, les citoyens et les élus à se mobiliser pour défendre le service public d’éducation que le pouvoir veut démanteler alors que nous avons plus que jamais besoin d’un système éducatif cohérent, outillé pour affronter les défis de l’échec scolaire et de la violence juvénile.

    A tous mes collègues déjà entrés en résistance et à tous ceux qui le seront inévitablement bientôt, je leur dis : ne nous résignons pas, car se résigner c’est déjà abdiquer de sa liberté, de sa raison et de sa dignité. Ayons confiance en nous-mêmes. Vous le savez, le verbe résister est un verbe qui se conjugue au présent... Alors osons dessiner, dès aujourd’hui, un avenir pour l’école aux couleurs de la générosité et de l’espérance.

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  • Beaucoup trop d’habitants de ce pays refusent de reconnaître ce qu’ils DOIVENT à l’Ecole de la République française,préférant se comporter en enfants gâtés-pourris,traitant avec arrogance et mépris celles et ceux qui leur ont permis de s’élever dans la société démocratique qui est la notre.Pas de reconnaissance de dette donc pas de trace donc ingratitude quand ce n’est pas tout simplement de la crapulerie.Un Etat qui organise la destruction de son système éducatif n’a pas d’avenir.Jamais dans l’histoire de ce pays,autant d’énergie,de « projets »,de réformes,de ministres,de sanctions,de manœuvres au grand jour ou en catimini(…etc)n’avaient été sollicités et mis en œuvre non pas pour amplifier l’œuvre d’éducation mais pour la détruire plus ou moins progressivement,plus ou moins radicalement.Des « jardins d’éveil » à la loi LRU en passant par la mise au pas des professeurs de l’enseignement secondaire,de la répression brutale de tout mouvement « contestataire » dans les universités à la paupérisation des enseignants,de la fermeture « administrative de telle école primaire à la prolétarisation des chercheurs du supérieur en passant par la précarisation généralisée des personnels enseignants,du démantèlement de la formation des futurs profs au tabassage de tel ou tel enseignant en passant par la mutation disciplinaire,jamais une politique aussi régressive et répressive,aussi néfaste pour le système d’éducation et de recherches n’avait été mise en place,à ce jour,en France.Comme si la France pouvait se passer de son système éducatif devenu superfétatoire,un objet décoratif inutile en quelque sorte.Comme si un tel processus n’avait aucune incidence sur la « civilisation française »,c’est-à-dire sur notre façon d’être en France et à l’étranger,francophonie comprise.Comme si une fraction de la France était en guerre contre son Ecole,son système d’éducation,de formation et de recherches.Les fruits de cette guerre risquent d’être plus amers que certains ne l’imaginent.Les conséquences sociales,économiques et politiques d’un tel processus seront à la hauteur des espérances placées dans la « révolution sarkozyste ».Faut-il alors résister,dire non,objecter ou s’en remettre à la servitude volontaire,c’est-à-dire trahir la République ?Alain Refalo a décidé de dire non à des réformes imbéciles et à une idéologie dominante qui est en train d’étouffer progressivement la France toute entière.Si les nervis de tel supermarché paraissent avoir carte blanche-y compris pour tuer en réunion-il serait peut-être souhaitable,dans l’intérêt supérieur de la France,que les professeurs retrouvent un peu d’autonomie,de « liberté pédagogique »pourtant garantie par les textes de loi.Parce que les enseignants sont des personnes adultes et responsables,bénéficiant jusqu’alors d’une des meilleures formations du monde.En se considérant encore comme des citoyens de plein droit de ce pays,les enseignants ne peuvent pas accepter d’être considérés par leur hiérarchie comme des larbins ou des exécutants.Alain Refalo ouvre la voie de la dignité retrouvée dans une démarche qui allie merveilleusement dignité et refus de l’obscurantisme.Albert Camus,comme son « instit »auquel il sut rendre hommage dans son discours de Stokholm,vous auraient probablement soutenu.Merci à vous.

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  • Prodigieusement RIDICULE !!!!!

    Pauvre garçon qui se prend pour un grand résistant !!!!
    C’est une insulte à l’histoire française ! Vous et Monsieur Jimena cherchez par tous les moyens à vous montrer constamment afin d’ériger peu à peu une dérive sectaire sur fond de non violence et de Gandhi !!!! L’un comme l’autre contentez vous de faire votre travail pour l’un enseigner et pour le second éduquer !!! LAMENTABLE

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  • Alain, belle consience, tu montres une voie à tous ceux qui n’osent pas se positionner ; tu n’a spas choisis la voie la plus facile, en t’exposant ainsi, mais tu as bien fait, car ton exemple est connu et éducatif pour les collègues...
    Maintenant une quesiton : comment on fait quand o na une famille lepéniste parmi les parents d’élève de sa classe, et qui se comporte comme telle : pas de respect de l’enseigant, donc de la part de leur fils non plus, limite insultants...Je ne vais pas laisser faire, mais comment réagir ? Avis bienvenus, car là je suis au coeur du problème ! Merci

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  • Faites un autre boulot......car le votre vous ne le faites pas... ou mal....c’est sûr qu’il doit être difficile de conjuguer ambitions politiques.. et un métier au service des enfants.......merci

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    • ça, c’est typiquement un discours anti-prof.
      Car, qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que ce monsieur remplit mal son travail ?
      Je vois juste quelqu’un qui se met en danger pour préserver vaille que vaille la qualité de l’enseignement.
      Prof, c’est un métier très difficile, pour diverses raisons , et la difficulté du métier n’est pas reconnue. Je suis prof, et je peux vous dire que je vois régulièrement des collègues craquer nerveusement.
      Difficile par exemple de faire cours à des classes de 35 élèves.
      Un autre problème, à mon avis, c’est le comportement de certains élèves qui auraient tendance à considérer leur enseignant comme un domestique. Si le respect de l’enseignant disparait, c’est l’éducation nationale qui s’écroule. Une des raisons de ce manque de respect régulièrement constaté, à mon avis, c’est le discours anti-prof des parents que les enfants assimilent et répercutent sur leur comportement.
      Si vous pensez du mal des profs, votre enfant aura beau jeu de ne pas travailler en classe, et de rentrer vous raconter "le prof il est nul, on comprend rien !", s’il sait que vous allez le croire.
      Après les réunions parents-profs, on vérifie souvent que les élèves insolents, ceux qui ralentissent le cours et perturbent la classe, ont des parents remontés contre les enseignants, parfois simplement pour des raisons politiques. Comme dit l’adage, les chiens ne font pas des chats.

      Un prof

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