A Toulouse comme ailleurs des enseignants, des parents d’élèves, des citoyens, des élus, soutenus par des associations, des syndicats, se sont insurgés devant le sort fait aux enfants et à leurs familles sans papier devant le risque qu’on vienne les chercher jusque devant leurs écoles.
Depuis deux ans nous les avons protégés, plus de 140 familles ont eu des parrains, élus, artistes, universitaires, citoyens, lors de cérémonies de parrainages dans différentes mairies de l’agglomération toulousaine. L’été dernier, avec l’appui du RESF des enfants sont partis en vacances, certains pour la première fois, à l’abri avec leurs copines et leurs copains.
A la rentrée nous étions présents dans les écoles pour les accueillir, ils étaient tous là !
Nous les avons accompagnés quand certains ont été jetés à la rue. Nous avons occupé avec eux la place du Capitole et nous avons réussi à ce qu’ils soient relogés.
Cette année, nous avons été mobilisés à chaque tentative de la préfecture pour les arrêter et les expulser.
Nous nous sommes battus, nous avons désobéi... et nous avons beaucoup gagné. Nous n’avons pas lâché.
Aujourd’hui, plus que jamais, le danger est présent. Il y a quelques jours, trois familles ont été arrêtées à Toulouse au petit matin. Quatre petites filles ont été placées en centre de rétention, privées de liberté. Devant notre mobilisation la préfecture a cherché à les éloigner ; deux familles ont été envoyées à Marseille et à Lyon. Là aussi le réseau était présent pour affirmer son soutien et résister à leur expulsion.
A l’évidence, ces arrestations marquent la volonté affichée d’intensifier la répression contre ces familles à l’approche de la fin de l’année scolaire.
Pour qu’ils grandissent ici, pour qu’ils restent parmi nous, parce que leurs droits sont nos droits, restons mobilisés.
Voir en ligne : TRUC RESF