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Vélorution

lundi 17 décembre 2007, par Roberto

Attention : les films produits par Tv Bruits - et seulement ceux-ci - sont libres de droits pour diffusion dans un cadre non commercial et si nous en sommes avisés.

Olivier Théron, fondateur de l"association Vélorution, est en prison depuis le 30 novembre dernier. Il est incarcéré à la Maison d’Arrêt de Seysses sur la décision du Procureur de Toulouse où il doit purger une peine de 7 mois d’emprisonnement. Sa sortie est prévue pour le 30 mai ou le 15 juin.

En 2003,Tv-Bruits avait réalisé une vidéo sur l’association Vélorution, qui venait de se créer à Mix’arts Myrys.

Vélorution

Voir le film Vélorution en real media - 8’00’’

Communiqué de l’association Vélorution

Le 30 novembre dernier Olivier Théron, fondateur de la vélorution toulousaine, a été incarcéré à la Maison d’Arrêt de Seysses sur la décision du Procureur de Toulouse pour purger une peine de 7 mois d’emprisonnement.

Nous ne connaissons pas encore les circonstances exactes dans lesquelles Olivier a été mis sous écrou cependant nous savons que les policiers sont venus l’aborder le mardi précédent au marché bio du Capitole où il venait s’installer pour le "garage-volant" et ont confisqué �volé- la charrette et les caisses à outils de l’association.

Ils ont été retrouvés plus tard dans un garage de dépôt de la police, sans qu’aucun signalement de cette intervention n’ait été enregistré au commissariat. Olivier s’étant rendu lui-même au commissariat mercredi 28 novembre, suite à la disparition de la charrette, il lui a été signifié qu’il n’y avait pas de mandat de dépôt à son égard.

Jeudi après-midi les policiers l’ont de nouveau approché à l’atelier ou aux alentour de l’atelier de l’association situé à Mix’Art Myrys. Les éléments pour relater la suite sont encore partiels, mais ce qui se dessine, ce sont des conditions d’incarcération tout à fait en dehors de la procédure "normale" avec un passage au commissariat caractérisé par de nouvelles violences et lors duquel il est apparu que les policiers ont délibérément profité des obsèques du fils d’un proche qui rassemblait beaucoup de personnes de son entourage, vendredi, pour agir contre Olivier.

Olivier et les membres de l’association Velorution n’ont jamais cessé de contester et de dénoncer les condamnations à la peine de prison prononcés à l’égard d’Olivier. Les condamnations mises en exécution aujourd’hui par le procureur sont celles pour
- outrage à ministre par jet de yaourt sur la voiture de Sarkosy (4 mois)
- entrave à la circulation et rébellion lors de son arrestation sauvage en avril 2005 à la fin d’une manifestation de cyclistes (2 mois)
- outrage à magistrat sous forme de lettre envoyé au juge (1 mois), lettre dénonçant les multiples entraves aux droits élémentaires de la défense comme le refus systématique de fournir la copie du dossier d’accusation, l’écartement de toutes pièce et témoignage attestant de l’harcèlement et des méthodes irrégulières employées par la police, le refus d’instruire les plaintes déposées par l’association et Olivier lui-même, et, de manière générale, les conditions dans lesquelles se sont déroulés les procès.

Les démêlés d’Olivier avec la justice toulousaine ont commencé en 2002, année de l’ouverture du premier atelier de la Vélorution lorsqu’il a été inculpé pour "outrage à agent" suite à une interpellation avec garde à vue pour avoir grillé un feu à vélo. Après avoir dénoncé publiquement quelques mensonges et machinations de la police suite à sa garde à vue, il s’est retrouvé dans le collimateur d’une petite frange de cette corporation professionnelle à Toulouse. Le jet de yaourt sur la voiture ministérielle en février 2004 suivi de ses confessions publiques et médiatiques sur la nature de son acte, a donné le point de départ pour un acharnement policier et judiciaire inaugurant déjà la France de l’ère de Sarkosy.

La décision du procureur de mettre en exécution des peines de prison à l’encontre d’Olivier est une décision politique. Aucun des faits incriminés n’a causé des dommages corporels, matériels ou financiers si ce n’est ceux essuyés par l’association et Olivier lui-même. La seule raison pour laquelle il se trouve aujourd’hui en prison, c’est qu’il n’a jamais voulu se soumettre, ni aux injustices ni aux intimidations ni aux pratiques de certains policiers qui prennent leurs aises avec les lois et jouissent d’un privilège de plus en plus insupportable dans ce pays, celui de n’être jamais inquiétées ou mis en cause. Il est allé jusqu’au bout dans sa démarche, sans jamais perdre son courage. C’est la raison pour laquelle il est aujourd’hui en prison. Car pour le reste, il s’occupe de bicyclettes et consacre son temps et son énergie à ceux et celles qui les empruntent. Avec les ateliers de réparation, de récup et de recyclage, il a mis en place un outil collectif précieux pour l’autonomie des cyclistes. Rejoint par d’autres vélorutionnaires, il a ouvert une brèche, une alternative concrète, pour rompre la logique automodébile et ses répercussions néfastes sur la maîtrise de nos vies.

Il faut craindre que rien ne lui sera épargné en termes de pénibilité des conditions de détention car l’objectif et non seulement de l’isoler, mais de briser l’individu.

C’est pourquoi la seule exigence que nous avons et que nous allons faire entendre, est qu’il sorte de prison ! Tout de suite !

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7 commentaires
  • Vélorution 30 décembre 2007 22:58, par patrick

    Bon, que fait on ?... pouvons nous mobiliser une "garnison" de valeureux (http://www.friture.net/article.php3?id_article=681) qui iront jeter des yaourts sur la prison de Seysses jusqu’à la libération d’Olivier...
    s’il le faut, j’en ferait parti !
    à bientot,
    Patrick.

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    • Vélorution 18 janvier 2008 07:57

      sarko et sa police sont bien crédules,, ils imaginent qu’on casse un individu de cette trampe aussi facilement, j’espère qu’en prison , il va pouvoir écrire, cela le libérera,,, et lui permettra de rebondir encore mieux à sa sortie, soutenons ce garcon , comment faire ? en groupe,, pour ne pas nous mettre nous meme en danger, devant cette machine bète et vraiment méchante,,
      maryse de rodez, mère de trois grands garcons,, maryse.mazeres@tiscali.fr

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  • En soutien à Olivier Théron prisonnier politique vélorutionnaire, aura lieu une grande déambulation cycliste

    Soyez nombreux à rejoindre ce défilé de soutine à Olivier Théron et à toutes les victimes du système judicaire et carcéral
    - Départ 13h30 place du Salin
    - Arrivée à la MA de Seysses

    Olivier libre

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  • Vélorution / Morts aux Cyclistes 2 avril 2008 11:46

    Pour les grands adeptes du mégalo-narcissico-égocentrico-égotiste, voilà avec quelques temps de retard quelques textes de notre prolixe et hargneux vélorutionnaire, qui purge toujours sa peine ; celle que même certains lutteurs contre le système carcérale trouve juste.

    http://toulouse.indymedia.org/article.php3?id_article=19171

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  • Vélorution 21 avril 2008 17:02, par Marthe

    Je pense que se battre tout seul contre sarko, qui fait partie des "Maître du monde", est perdre de son énergie et... peut-être la vie, car "ils" sont très puissants. Sarko dans ses discours : "Le travail rend libre...", c’est ce qui est écrit au-dessus des grilles d’entrées des camps de concentration, ça vous situe la tendance des "maitres du monde".

    Je pense que, dans l’état actuel de la planète, nous ne devons pas agir seul au niveau national mais, que tous les militants mondiaux s’unissent dans leurs efforts, pour une vraie démocratie planétaire et non un système de dictature déguisé.

    A consulter d’urgence : www.syti.net/SilentWeapons.html,ainsi que www.personocratia.com. Aller aussi sur les sites qui parlent des ILLUMINATI vous comprendrez...

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    • Vélorution 23 mai 2008 22:50

      Communiqué pour la libération d’Olivier Théron

      19-05-2008

      Fondateur de l’association "Vélorution" à Toulouse, Olivier Théron est incarcéré à la Maison d’arrêt de Seysses depuis le 30 novembre dernier. Il est devenu prisonnier politique en France pour avoir jeté en 2004 deux pots de yaourts périmés sur la vitre arrière de la limousine du Ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, alors que celui-ci circulait à contre sens dans les rues de Toulouse, en grillant les feux et en dépassant largement la vitesse autorisée.

      A partir de là, les choses s’enchaînent rapidement. Olivier Théron est arrêté à de multiples reprises lorsqu’il circule à vélo en ville ainsi qu’en fin de manifestations cyclistes. A chaque fois il est mis en garde à vue, inculpé et condamné pour des faits initialement qualifiés d’infraction au code de la route ou d’entrave à la circulation, puis requalifié au commissariat d’outrage ou de rébellion.

      Pour n’avoir jamais renoncé à exprimer publiquement ses idées et pour avoir dénoncé maintes fois le harcèlement policier et l’arbitraire des décisions de justice à son encontre (le refus systématique de fournir le dossier d’accusation à la défense, l’absence de débats contradictoires, l’intimidation des témoins par les forces de l’ordre, la non poursuite des plaintes déposé par lui-même pour les arrestations arbitraires et les "bavures policières" commises), les juges toulousains l’ont condamné lourdement, à l’ère sarkozienne, à 7 mois de prison ferme.

      Libérable initialement le 13 mai 2008, après 6 mois de détention, Olivier Théron s’est vu signifier à quelques jours de sa sortie annoncée un retrait de crédit de remise de peine de 14 jours sur ordonnance du Juge d’application des peines Alain Moulis. L’ordonnance est anti-datée car elle a été émise par fax le 7 mai tandis que la signature du juge est datée du 9 mai.

      Cette décision bâclée à la veille du pont de la Pentecôte sans réunion de la commission d’application des peines s’inscrit dans une série de mesures d’acharnement qu’Olivier continue à subir en tant que prisonnier. Mi-mars il a été mis en co-détention avec un condamné pour viol en récidive (condamné à 15 ans en première instance). Cette co-détention problématique a pu être écourtée grâce aux soutiens extérieurs qui ont sonné l’alerte. Début avril on l’a obligé à remettre au directeur de la prison une lettre de démission de la formation qu’il suivait depuis janvier, sous prétexte qu’il prenait la place à un co-détenu. Mi-avril il a eu droit à une commission disciplinaire et à la condamnation à 7 jours de mitard suite à un coup monté à son encontre. Il a eu droit également à de multiples menaces de la part des matons, y compris de mort.

      Aujourd’hui, le 19 mai, nous apprenons qu’il a été extrait de la prison, mis en garde à vue et auditionné à la gendarmerie de Seysses suite à une nouvelle plainte pour outrage déposée contre-lui par le procureur de la République Bellacène qui siégeait jusqu’alors dans toutes les commission d’application de peines le concernant. Cette plainte déposée récemment concernerait des faits antérieurs à son incarcération. Si aujourd’hui une nouvelle inculpation se dessine, il pourrait être maintenu en détention après le 27 mai.

      Malheureusement en France, ce ne sera pas une première. Récemment le journal "Libération" a fait connaître le cas d’une femme qui a été condamnée à 7 mois de prison en 2002 et qui n’en est sortie qu’en 2007. 5 ans en tout. Le rallongement de sa peine était du a une série de plaintes déposées contre elle par des fonctionnaires de l’Administration Pénitentiaire et de la Justice, pour un délit sans cesse ressassé : "l’outrage".

      Depuis 172 jours que Olivier Théron est privé de liberté, de droits et de sécurité, chaque jour de détention est de trop.

      Nous demandons l’arrêt immédiat des poursuites contre lui et appelons à une large mobilisation le jour prévu de sa libération, le 27 mai 2008, ainsi qu’à une conférence de presse pour l’accueillir en liberté.

      Le Rassemblement aura lieu devant le TGI de Toulouse, place du Salin, le mardi 27 mai 2008 à 18 h suivi d’une conférence de presse et d’un pot d’honneur.

      Le comité de soutien à Olivier Théron contact : olivier.libre@no-log.org

      https://olivierlibre.toulousecampus.info/wiki

      http://olivierlibre.bloguez.com

      Voir en ligne : Communiqué pour la libération d’Olivier Théron

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  • Vélorution 16 décembre 2008 18:46, par Quixotte

    Comment peut-on vous aider dans le soutien à Olivier ?

    L’urgence, c’est bien sûr de le sortir des geôles sarkoziennes.

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