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Lou Dalfin : Sèm encara aicí nosautres occitans !

jeudi 6 décembre 2007

Attention : les films de cette rubrique ne peuvent être reproduits ailleurs qu'avec l'autorisation de leur(s) auteur(s).

Face à l’Inquisition qui s’installe : "lo paratge" ?

Podetz gaitar l’energia que nos vien de las valadas ...
Vous pouvez voir l’énergie qui nous vient des Vallées (occitanes d’
Italie).

Le groupe de rock occitan "Lou Dalfin"...

Sèm encara aicí nosautres occitans !

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14 commentaires
  • Bretanie ou Occitagne 8 décembre 2007 13:09, par Co

    Les régionalistes d’Occitanie ou de Bretagne vivent dans le même monde. "Un monde comme si.."

    Comme si ... la France était une entité étrangère et qu’elle opprimait le peuple de ces régions "soumises"

    Comme si ... l’habitant de Bretagne ou de Gascogne était à plaindre, bien plus que l’habitant de la banlieue parisienne, qui lui appartient à la France dominatrice.

    Comme si ... nous étions dans un monde irréel où nous aurions perdu notre vraie langue contre une langue dominatrice, et que l’apprentissage de cette "vraie langue" nous révélerai notre véritable "identité".

    Comme si ... la défense d’une culture, de son histoire, de sa langue devait forcément passer par de l’orgueil, de la mauvaise foie et du mensonge.

    Ce film ne pose aucun propos xénophobe, sexiste ou autre, il présente un sujet peu aborder dans les médias dominants, il a donc toute sa place sur TvBruits. Cependant je ne suis pas du tout d’accord avec ce que disent ces Tri Yann du sud.

    Que chaque culture populaire, élitiste, récente, ancienne, régionale ou nationale est la nécessité de vivre et de s’épanouir cela me semble indispensable, mais je hais tout ethnocentrisme.

    Le monde comme si nationalisme et dérive identitaire en Bretagne
    Françoise Morvan éditions Babel/Acte Sud

    PS : Je cherche un équivalent sur le régionalisme occitan.

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    • Soi occitan, non pas francés 9 décembre 2007 01:45, par LoLemosinDeRodés

      Je tiens à répondre dans sa langue à ce triste jacobin qui parle de "régionalistes" occitans et bretons. Qu’il n’oublie pas non plus nos frères catalans, alsaciens, basques ou corses. Qu’il veuille bien s’informer de l’Histoire telle qu’elle s’est réellement déroulée, celle des historiens, et non se contenter de la version officielle et très largement biaisée que nous sert la propagande de l’Etat français depuis des siècles. L’Occitanie, terre latine, n’a jamais été qu’une colonie de l’autoproclamé pays des droits de l’Homme, sa plus ancienne même, qui pour s’accaparer ses trésors n’a pas hésité à perpétrer le premier génocide de l’Histoire européenne, et ce à triple titre selon la propre définition des Nations-Unies, et qui pour s’en assurer la domination s’est rendue et se rend toujours coupable du pire lingüicide qu’on ait jamais vu sur ce continent. Le mot "vergonha" lui dit-il quelque chose ? Oui, la France est dominatrice et castratrice, au contraire de l’Espagne ou du Royaume-Uni, ou même de la Russie qui reconnaît une quarantaine de langues co-officielles. Qu’il sache que l’occitan s’écrivait longtemps avant sa langue à lui et qu’il a fallu beaucoup de morts et d’oppression pour étouffer la brillante culture occitane. Qu’il sache que tout comme les Nazis avec les livres juifs, les Français (ceux que nous appelons ici les Francimands) ont brûlé la plus grande partie des écrits, administratifs, littéraires ou législatifs, des Occitans. Le lui a-t-on enseigné ? Je crains que non. Et cependant même Alain Decaux a comparé les Français aux troupes SS d’occupation. Dur, très dur, mais ce n’était que le début. L’ignorance, la mauvaise foi jacobine, voilà le véritable mensonge. Qu’il suffise à Monsieur de comparer les différents livres d’Histoire en France, en Italie, en Allemagne etc pour se remettre en question. Non, M. Sarközy de Nagy-Bocsa n’est pas un démocrate. Qu’il se demande pourquoi 33 pays ont signé la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, pourquoi 22 l’ont ratifiée et l’applique et pourquoi la France, la soi-disant terre de liberté, s’en passe quand elle l’impose aux autres. Qu’il réfléchisse aux raisons qui ont poussé son pays à amender l’article II de la Constitution de 1958, quelques mois avant la mise en place de cette même Charte en 1992 de manière à donner au français seul une légitimité. Qu’il aille savoir pourquoi des auteurs majeurs comme Mistral, Roqueta, Bodon, Lafont ou Delpastre, célébrés à l’étranger et chez nous, sont bannis de l’enseignement républicain. Qu’il apprenne avant d’accuser. Nous ne sommes pas meilleurs que lui, quoique nous ayons toujours été pacifiques, et nous ne lui jetons pas personnellement la pierre. Mais nous lui conseillons le recul et l’introspection. Il reste le bienvenu en terre d’Oc mais qu’il ne nous reproche pas d’être différents de lui. Adieussiatz !

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    • Bretanie ou Occitagne 9 décembre 2007 12:29, par Guilhem Oc

      Adishatz,
      Un équivalent sur le "régionalisme" occitan existe : Histoire de France L’IMPOSTURE de Georges Labouysse. Il explique les mensonges véhiculés par l’éducation nationale française.
      Il est grand temps de se réapproprier son histoire, de comprendre notre passé pour bâtir notre avenir.
      Sem encara aici !

      Voir en ligne : Histoire de France L’IMPOSTURE de Georges Labouysse

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    • Bretanie ou Occitagne 9 décembre 2007 16:55, par Joan Delbòsc

      Adiu,
      L’on pourrait dire aussi : Comment peut -on vivre dans un pays qui fait
      comme si rien n’existait en dehors du Français et de sa culture ?
      Mes grands parents ont appris le Français à l’école et mes parents y étaient punis quand ils le parlaient (ils devaient d’ailleurs se dénoncer pour cela) je suis peut-être un oublié de l’histoire mais je sais que je ne suis pas seul, nous étions 20 000 dans les rues de Béziers au printemps dernier et ce n’est que le début, quand un peuple est conscient rien ne l’arrête.
      Ce combat n’est pas ethno-centré il est solidaire avec toutes les luttes de libération nationale du monde entier et nous avons en tant que peuple droit à notre choix de société, au passage l’Occitanie s’est toujours montrée majoritairement progressiste.

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  • Lou Dalfin : Sèm encara aicí nosautres occitans ! 9 décembre 2007 17:20, par godilhaire

    Comme si ... pour l’Occitanie, la Bretagne, qui n’existeraient pas ...

    mais le procès Colonna, d’actualité non, est "organisé" par quí ? Ça c’est la réalité du foutoir français, une partidocratie bonapartiste qui détruit la démocratie, avec une politice impliquée à camofler les "peurs" politiciennes (sans être correctement rémunérée pour les heures supplémentaire que l’Intérieur leur font faire), avec une justice aux ordres car d’exception (et qui se laisse faire quand on veut la réformer), et ce nationalisme d’expansion française a peur d’une Europe pour laquelle les peuples (nations sans État) d’Europe seraient en paix, démocratique -réellement- et sans "frontières naturelles " des État sanguinaires (donc sans le Traïdora Constitucion Europèa), pour motiver les guerres des nationalismes -vieux et archaïques- d’expansion parisienne, madrilène, londonienne, romaine, etc.

    Car si les problèmes économiques ou sociaux sont bien réels en Espagne du fait d’un récent bonapartisme pseudo-démocratique, royal installé par le franquisme (une dictature - ne pas oublier - dont Fraga, ministre franquiste de l’information en fut le digne descendant : il était membre du PP, un modèle selon Alain Juppé quand il fit l’UMP), ces problèmes sont les mêmes, ici en Occitanie et en Bretagne, en Alsace, en Savoie, en Euskadi du nord, en Catalogne du nord, et Picardie, en Flandres, en Lorraine, en Martinique, etc.... mais les mèdias ne s’en font pas le relais car ils sont TOUS aux mains d’une seule idéologie centralisatrice et monthéiste républicaine. Il faut écouter le gourou en chef, Max Gallo, pour rire un bon coup.

    En 1789, nous êtions "sujet du roi", pour la révolution de 1789/90 nous sommes devenu "citoyen" jusqu’en 1791, le premier 14 juillet de la "fête nationale" pour lequel seul le nationalisme ethiniste d’expansion française avait le droit de s’exprimer. Depuis le 14 juillet 1792 nous sommes les larbins de Paris.

    Le problème c’est PARIS : qu’ils prennent leur indépendance !

    F comme .... FUCK FRENCH FRANCE, 3F : ass usual.

    Voir en ligne : 3F ass usual

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    • Bretanie ou Occitagne Droit de réponse 9 décembre 2007 23:47, par Corentin

      Bonjour,

      J’apprécie qu’un sujet suscite autant de commentaires, j’aimerais qu’il y en ai autant sur le code du travail, le régime des retraites ou de santé mais bon.

      Si on ne s’écrit pas en français nous ne pourrions pas échanger, dommage non ? En Bretagne, dans le milieu culturel et associatif transparaît souvent la question de l’identité régionale en particulier dans ce qu’on nomme l’ « emsav » le mouvement culturel breton (musique, danse, langue, …) ; y ayant évolué, cela fait quelques temps que je m’intéresse à cette question. Je connais l’Histoire de France officielle, celle des mouvements régionaux, celle d’historiens à gauche à droite, etc... Aucune n’est « VRAIE », l’Histoire n’est pas une vérité elle est un point de vue sur une époque donnée. Quel Etat s’est forgé une Histoire officielle sans mensonges ? Aucun, tous ont batis le récit de leur Etat à travers des erreurs, des glorifications, des atténuations concernant leur construction.

      Le fond de la question est : le mouvement identitaire régionaliste est-il un repli identitaire ethnocentré ou une résistance pour la survie d’une culture face à un Etat centralisateur ?

      Moi je répondrai par cette interrogation pour quoi faire ? L’autonomie, l’indépendance, plus de libertés, mais pour quoi ? Pour financer les productions de films pornographique en catalan (mai 2007) ? Pour interdire la corrida (projet abandonné par le parlement catalan) ? Je ne pense pas que refaire un même système étatique mais en plus local changera quoique se soit. Relocaliser les échanges économiques, la culture et autres est une idée séduisante, elle permettrait sans doute une réappropriation des activités ou plus simplement de la vie de chacun. Hélas aujourd’hui dans sa majorité le mouvement régionaliste en Europe n’est pas dans cette optique la.

      La charte européenne des langues minoritaires a été rédigée par la FUEV (Fédération Peuples et Ethnies solidaires). Lobby présent à Bruxelles financé par les ultras libéraux comme Otto de Habsbourg et prôche de l’Opus Dei, dont le but est de démanteler les Etats centralisateurs comme la France pour une Europe fédérale du type de l’Allemagne. La Charte en elle-même ne défend que les langues des ethnies liées à un terroir d’Europe et non pas celles parlées en Europe puisque sont exclues les langues des migrants et les variantes dialectales des langues majoritaires.

      Aujourd’hui le régionalisme est nourrit par des courants ultra libéraux, il est le cheval de Troie de la mondialisation. Exemple l’Institut de Locarn (surnomé le Doha breton) dans le Finistère qui rassemble Madelin, Leclerc, Pinault, Lelay etc… bref des chefs d’entreprises ou des politiques ultralibéraux qui organisent la marche forcé vers moins d’Etat au nom du "pays" (ici en l’occurence la Bretagne) et vont faire crever le commerce local en implantant un supermarché mais sur lequel est inscrit « Degemer mat e Carrefour… ». L’idée s’est de casser les lois sociales, effacer l’héritage de la Révolution française et en finir avec l’esprit des Lumières.

      Il reste le bienvenu en terre d’Oc mais qu’il ne nous reproche pas d’être différents de lui. Merci pour le « lui » et le « nous », les marocains, algériens, sénégalais, rwandais, italiens ou espagnols de la région apprécieront, l’Occitanie tu l’aimes ou tu la quittes. Tu peux aller où tu veux en Bretagne ou en Flandres je ne me sens dépositaire d’aucun droit de bienvenue sur un territoire donné.

      C’est bien de résister de se trouver un combat mais il y a des luttes qui méritent peut-être un peu plus d’attention.

      L’observatoire du communautarisme.

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      • Planvengut en tèrra d’Òc ! 10 décembre 2007 06:55, par LoLemosinDeRodés

        Si pour lui l’oppression institutionnalisée des peuples par l’État français ne vaut pas largement un sujet sur les retraites, disons que je comprends désormais l’énormité des propos tenus par Monsieur. Certains seront toujours plus royalistes que le roi. S’il prétend connaître l’Histoire, dont il assure qu’il en existe plusieurs vérités pour excuser l’impérialisme parisien, il semble consciemment ou non oublier qu’un fait reste un fait : un génocide reste un génocide, une invasion coloniale reste une invasion coloniale, le terrorisme d’État reste le terrorisme d’État... et ce, de quelque côté de la barrière que l’on se place. Il n’y a qu’une seule vérité historique : ce qui s’est passé. Ce qu’il appelle, lui, vérité n’est que l’interprétation qu’en font les acteurs, notamment les coupables. Les prisons ne sont-elles pas pleines d’innocents ? Quant au repli identitaire, qu’il sache que l’Occitanie ne l’a pas attendu pour s’ouvrir sur l’Europe et l’Afrique, notamment les nations méditerranéennes. L’Union européenne promeut la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, ce à quoi la France et les gens comme Monsieur, n’hésitant pas à dénigrer la démarche comme étant une dépense inutile, une dérive nationaliste, un exemple de racisme que le prétendu pays des droits de l’Homme se doit de combattre de toutes ses légendaires forces démocratiques. C’est que la France a une mission que M. Sarközy de Nagy-Bocsa, tout comme son prédecesseur M. Jacques Chirac et tot un fum d’autres avant eux, ne cesse de nous marteler, lui qui veut l’imposer à l’étranger mais pas chez lui. Non ! "Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais", telle devrait être la véritable devise de cette République d’apparat qui paraît convenir aux plus aveugles d’entre nous. Bien sûr que le Charte ne défend que les langues vernaculaires et nationales, et non celle des migrants ! C’est tout à fait juste. Quel étranger aurait le cran de vouloir imposer sa langue à la communauté qui l’accueille ? C’est-à-dire quel étranger autre qu’un Français, puisque lui en a le droit au nom de la liberté et de la loi des armes qui l’accompagne ? Car oui, la Bretagne, la Catalogne, le Pays basque, la Corse, l’Alsace et l’Occitanie sont des pays à part entière, auxquels des nations s’identifient depuis des siècles et des millénaires, où l’on s’obstine à parler la langue de ses ancêtres malgré l’oppression institutionnalisée et le pseudo-progressisme humanitaire des donneurs de leçon tels que Monsieur qui reste, je le répète, malgré tout le bienvenu en terre d’Oc. "L’Occitanie, respecte-la ou apprends à le faire", s’il faut décidément paraphraser son héros pour l’atteindre. Faire passer les non-Français pour des racistes, des incompétents, des terroristes est un discours bien rôdé. L’immense manifestation de Béziers n’a-t-elle pas été à peine mentionnée dans le vingt-heures de TF1, la chaîne du pouvoir ? Ne parle-t-on pas gaiement de "régime" quand il s’agit de pays comme la Russie où les libertés ne sont pas plus bafouées qu’elles ne le sont ici ? Que Monsieur ne se sente que Français, c’est-à-dire chez lui partout, ne regarde que lui. Je lui suggère, pourquoi pas, d’apprendre l’occitan, de lire Bodon, Roqueta, Delpastre, de se faire accepter des Occitans et de discuter avec en notre "patois". Il serait surpris du nombre d’Occitans qui comprennent, parlent, lisent, écrivent leur langue malgré les obstacles qu’y met la France. Jeunes et moins jeunes... Mais des générations d’humiliations ont fait que l’Occitan se méfie du Parisien et de l’étranger maintenant et l’entendre parler sa langue implique une confiance totale en son interlocuteur. On a appris ici à déjouer l’interdiction officielle en maquillant le français colonial avec des mots à soi : on "sanne", on "esclaffe", on "bataille", on "se brague", on "bufe", on "finte", on "gnaque", on "roumègue", on "pesque"... pour ne pas perdre le fil de sa propre identité. La défense des peuples opprimés ne vaut pas seulement pour les peuples africains : cela se passe aussi ici, en plein cœur de l’Europe, où certains font mine de ne pas s’en rendre compte. Visca Occitània liura !

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        • Comme si ... 10 décembre 2007 12:27, par Corentin

          un génocide est l’extermination d’un peuple par un autre commandité par l’Etat. La Serbie, le Rwanda, la Turquie ou l’Allemagne nazie ont effectué des génocides. La croisade des albigeois (il y a plus de 700 ans) a été l’invasion du sud de la France (l’Occitanie) par les seigneurs et chevaliers du nord. Cette invasion s’est accompagnée de massacres, de pillages, de tout un tas d’horreur, de phrase tristement célébre "Tuer les tous Dieu reconnaitra les siens" au siège de Castres. Néanmoins il n’y a pas eut génocide. Le problème c’est qu’on place le génocide comme le top du top dans l’horreur comme s’il ne pouvait pas il y avoir plus horrible, c’est faux et c’est un appauvrissement du vocabulaire.

          Quel étranger aurait le cran de vouloir imposer sa langue à la communauté qui l’accueille ? L’idée est donc d’imposer, pas de vivre avec. Un étranger qui veut continuer à faire vivre sa culture et sa langue, qui la défend pense qu’elle s’enrichira au contact de la culture qui laccueil. La majorité des "autochtones" que j’ai rencontré considère l’Occitan comme un patois, ce que je trouve assez insultant mais tout dépend du milieu dans lequel on évolue.

          La Catalogne autonome cultive la moitié des champs OGM d’Europe. Monsanto profite des "libertés" de certaines régions d’Europe pour pénétrer sur le marché européen. Aujourd’hui si Midi-Pyrénées (qui ne correspond à aucune identité comme toutes les régions de France sauf peut-être la Corse et l’Alsace) avait plus d’indépendance qui aurait le pouvoir ? Airbus, EADS, Fabre et Lagardère puisque la majorité des financements des régions provient de la taxe professionnelle. Je ne laisserai pas une indépendance à une région qui culive 160000 ha d’OGM sur les 210000 ha en France. Tu me parles d’Histoire je te parle d’aujourd’hui. Toulouse organise son territoire comme Paris, la ville est centralisatrice cumule toutes les activités économiques et culturelles et laisse sa périphérie déserte.

          Conseil de lecture La civilisation des moeurs et la dynamique de l’Occident de Norbert Elias qui explique de manière sociologique la création des premiers Etats-nation (la France et l’Angleterre).

          Je ne me réclame pas de France, de Bretagne ou d’Europe mais du vivant tout simplement.

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          • Correctif 10 décembre 2007 13:08, par LoLemosinDeRodés

            C’est malheureusement bien ce que je craignais. Il y a tant d’erreurs dans votre discours que je ne sais par où commencer. Premièrement, renseignez-vous sur la définition onusienne du génocide, qui date de 1948, et qui a été établie et signée par tous les membres, y compris la France. Vous serez surpris. La 1re Croisade est bel et bien un génocide, et ce à triple titre, que cela vous agrée ou non. Ensuite, ne parlons pas d’Albigeois ni d’hérétiques car les Cathares, pas plus originaires du Tarn que non chrétiens, ne représentaient qu’une minorité des 200,000 à un million de victimes de ce détail de l’Histoire française. Ensuite, ce n’était pas le sud de la France, ni même la France, mais un pays distinct où le français n’était pas parlé, pas plus qu’il ne l’était en 1789. Puis la fameuse phrase que vous mentionnez est la plus grande blague de l’Histoire après Jeanne d’Arc car si vous vous renseignez, vous saurez qu’on n’accorde que très peu de crédit à celui qui l’a rapportée. De plus, ce n’était pas Castres mais Béziers, un peu plus à droite sur la carte, le 22 juillet 1209, il y a presque huit siècles pleins. Quant au mot "patois", sachez qu’il n’a d’équivalent en aucune autre langue. C’est une invention franco-française, à partir d’un mot latin. Comme Jean Jaurès l’a si bien dit, "on appelle patois la langue d’un peuple vaincu". De surcroît, l’occitan n’étant pas un dialecte du français, le qualifier de patois est encore plus honteux. Preuve d’une ignorance institutionnalisée. Que les Occitans appellent leur langue du patois n’est que la résultante de générations de ce qu’on appelle la "vergonha", dont les exemples sont aussi nombreux qu’affligeants. Une fois encore, renseignez-vous. Ce n’est pas beau à entendre mais c’est pourtant vrai. À propos de l’identité de Midi-Pyrénées, voyez comment les Jacobins ont redécoupé les onze provinces occitanes de 1789 de manière à les fragiliser. Toulouse, capitale du Languedoc, en a ainsi perdu 76%. Bordeaux a été privée de 51% de la Gascogne. Ne trouvez-vous pas étranges que les régions françaises soient des noms composés tels que Provence-Alpes-Côtes d’Azur ? Lisez. Cela vous fera grand bien, je vous assure. Fe sempre !

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            • Correctif 10 décembre 2007 13:33, par Corentin

              "Lisez", il me semble vous avoir conseillez quelques lectures pour ma part.

              Un génocide est l’extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d’un groupe ou d’une partie d’un groupe ethnique, national, religieux ou racial. La croisade des albigeois est le terme générique donné à cette période de l’Histoire. Bref merci pour ces correctifs historiques mais jamais vous ne parlez d’aujourd’hui.

              On hurle au complot jacobin, on s’exclaffe des massacres passés, on pinaille sur l’histoire mais maintenant en 2007. Pour qui, pourquoi ces cris ? On élude, on térgiverse, on évoque les manifestations régionalistes, mais jamais vous ne posez la question du fond. D’Occitanie à la Bretagne vous êtes les mêmes, votre réflexion s’est arrétée à la frontière de votre région. Une fois la frontière établit basta on s’arrète, c’est bon on a gagné on est entre nous les gars. Seulement il me semble qu’il y a plus de différence entre un cadre d’Airbus et un paysan d’Ariège qu’entre un agriculteur du Gers et du pays Léon. Vous vous retrouvez avec un ennemi commun, l’Etat centralisateur, mais après plus rien, pas de projet, pas d’idées neuves. Et puis s’il y avait des idées si lumineuses pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde ? Egoistes avec ça. Les 4 régions du Sud ont une dérogation spéciale vis à vis de la loi contre la torture faites aux animaux, pour pouvoir organiser des corridas. Vive les traditions régionales !

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              • Quina legitimitat tau combat occitan ? 10 décembre 2007 22:09, par Sem totis Occitans ...

                Adishatz,

                Se podem pausar la question de la legitimitat deu combat occitan. E se podem encuera mei pausar la question de la legitimitat deu combat françès.

                Aujourd’hui on peut se poser la question si les défenseurs des jacobins français sont des nationalistes ethnocentrés repliés sur leur ancien passé colonial ou s’ils luttent contre une mondialisation et une globalisation de la culture.

                Ce qui est sur, c’est que les plus fervents défenseurs de la nation française passent d’abord par le front national, avec les vieux de l’OAS qui se battaient pour une Algérie française, puis par un De Villiers qui clame l’exception française. Je passe sur Megret (mouvement national républicain, tout un programme) pour arriver au défenseur à la mode, Sarkozy, qui ne souhaite pas se voir imposer des règles européennes en France.
                Bref, le repli français semble être d’une autre époque.

                Il convient de se défendre en travaillant sur la solidarité des peuples et des régions, en commençant par les états, l’Europe et le monde. Une vrai écoute, qui dépasse les guerre territoriales qui posent la question de savoir si l’Alsace est française ou allemande. Des millions de personnes sont mortes pour cela, alors que l’Alsace est alsacienne et elle fait partie de nombreux peuples qui partage ensemble notre planète.

                Un territori de libertat, ua occitania dubèrta sus lo monde, sus los autas qui arretròba lo soa rason d’existir. Aquo dèu estar lo noste avièner ...

                Répondre

                • Pour aller plus loin... 11 décembre 2007 15:23, par Corentin

                  De France, de Bretagne, d’Occitanie ou Pangermanique, l’attachement à un territoire pour son territoire, l’émerveillement pour un drapeau, une frontière, un hymne relève de la même idée de nationalisme, régionalisme ou ethnocentrisme.

                  Mais allons plus loin qu’une pensée informatique, langage binaire 0-1-0-1, méchant jacobin français contre gentil occitan qui lutte. La défense des cultures régionales ont apporté de grandes richesses par les langues, les danses, les musiques ou la littérature. Cette richesse a nourrit et nourrit encore la reflexion, l’intelligence, par exemple quand...

                  Quand la fédération Kendal’ch réalise un travail de collectage de danses et de chants qui servent maintenant de base pour les Festoù noz, rassemblements populaires en Bretagne. Ou le même travail réalisé plus récemment par les Associations pour la Culture Populaire en Agenais, Pays Landais, et Gascogne.

                  Quand des groupes de musique comme Gasconha Plus, Are yaouank, Liyannaj, Mugar arrivent à méler la musique traditionnelle à des musiques venues d’ailleurs.

                  Quand dans les collèges Diwan (bilingue breton-français) on apprend du hip hop en faisant des jeux de mots français-breton-anglais, gymnastique linguistique originale.

                  Enfin comme notre discussion semble infinie, j’invite ceux qui auront lu ce long échange à venir à des rencontres où la culture régionale est mise en avant et où la question de sa défense, pour qui ? pourquoi ? jusqu’où etc... ? est posée.

                  Le forom des langues - association Escambiar - place du Capitole - mai

                  Peuples et Musiques au Cinéma - association Escambiar - Cinémathéque de Toulouse - novembre


                  Festival de cinéma des peuples et des minorités
                  - Douarnenez - fin août

                  Festival Résistances (2ème version) - Foix- début juillet

                  Répondre

                  • Pour aller plus loin... 12 décembre 2007 16:41, par Joan Delbosc

                    Adiussiatz,
                    Pour faire court je suis d’accord contre les drapeaux... mais alors on les supprime tous ou on les montre tous. Uniformité ou diversité ?
                    Un autre lieu de rencontre intéressant pour la culture occitane ouverte sur le monde :
                    www.estivada-rodez.com Un festival pas pareil !

                    Répondre

                    • et encore plus loin... 24 mars 2009 16:10, par meridionau liberat

                      On est pas une culture régionale mais un peuple en mouvement, il ne faut pas repondre aux jacobins, c’est inefficace, notre combat avance comme jamais en ce début 2009. Enormement de jeune prennent conscience de tout cela, de l’histoire, de la langue, de notre terre tant aimaida !.
                      On en a pas encore conscience car il est trés difficile de capter la totalité occitane, vu qu’on est dans un ghetto, comme toutes les autres cultures ds la république.
                      Mais nous on deserte la france l’etat, on reconstruit nos liens entre nos freres et nos soeurs, on s’ouvre aux autres occitan no conscient. On parle de construire la liberté alors que la france nous renvoit des champs des ruines à perte de vue par sa puavre tv.
                      Une occitania libre sans frontiere, sans domination, multilingue, nous sommes la pluralité vous etes l’unicité. Nous on ne veut pas de frontière ni de capitale, ni de drapeau, ni d’armée,ni de pauvre philosophe et ni de votre république.
                      on veut etre nous.
                      qu’em ço qui èm !
                      seram ço que bastiram !

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