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34 jours d’occupation à la Maison du lait par la Confédération Paysanne

lundi 18 octobre 2010

Attention : les films de cette rubrique ne peuvent être reproduits ailleurs qu'avec l'autorisation de leur(s) auteur(s).

Voir en ligne : site de la Confédération Paysanne

Des militants de la Confédération Paysanne avaient entrepris une action pour demander à participer au Conseil d’administration des interprofessions. Aujourd’hui dans ces conseils seule la FNSEA (syndicat agricole majoritaire) a le droit de siéger.

Ils se sont fait expulser après cinq semaine de présence.

Dernière journée au CNIEL !

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Expulsion de la Conf’ de la maison du lait par la police

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Grévistes dela faim évacués par les pompiers avant expulsion

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En agriculture, les Interprofessions sont les lieux où se négocie
l’application de la politique et pour le CNIEL le prix du lait.

Pourquoi occuper la Maison du lait aujourd’hui ?

Depuis 2005, la Confédération paysanne revendique fermement sa place au collège « producteurs » de l’interprofession laitière, où seule la FNSEA/FNPL est représentée. En
réponse, le Ministre et le Président du Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière
se sont régulièrement renvoyé la balle sans jamais prendre leur responsabilité ! Les trois
collèges actuels du CNIEL (industriels privés, coopératives et producteurs) signent des accords
sur le prix du lait catastrophiques pour les éleveurs ! La Confédération paysanne demande à
faire partie des négociations pour défendre les intérêts des éleveurs.

Pourquoi les paysans manifestent ?

Depuis trop longtemps, les paysans, dont le nombre diminue au rythme des restructurations
consécutives, subissent de plein fouet les effets de crises successives. La réforme de la PAC de 2003 a
eu pour objectif de démanteler progressivement les outils de maîtrise et de régulation des marchés.
Ajouté à cette politique, le jeu des industriels de l’agroalimentaire visant à indexer les prix sur les
cours mondiaux, a permis l’instauration ou le renforcement d’une évolution cyclique très incertaine,
des prix payés aux producteurs tandis que les soutiens sont de moins en moins liés à la production.

Pourquoi manifester dans les interprofessions des filières agricoles ?

Les interprofessions sont des lieux dépourvus de règles de démocratie en termes de représentation des
producteurs, alors qu’elles passent des accords aux conséquences directes sur le revenu des paysans. A
ce jour, les décisions y sont prises par des individus qui ne défendent pas les intérêts des paysans. De
plus, l’évolution des politiques agricoles indique que ces institutions auront de plus en plus de missions
et de pouvoir en termes de gestion et de répartition des volumes à produire. Enfin, il est plus que
temps de rendre transparentes les négociations interprofessionnelles et la gestion des budgets de ces
organisations.

Que dit la loi ?

A ce stade, la participation aux interprofessions de tous les syndicats représentatifs n’est pas
inscrite dans la loi. La LMA votée en juillet 2010 ne l’évoque pas, malgré les sollicitations auprès
des sénateurs et députés. C’est pourquoi, seule la détermination des paysans face aux
responsables des interprofessions et le soutien des citoyens voulant des paysans
nombreux dans les territoires, permettront de faire appliquer les règles fondamentales
de la démocratie !

Communiqué de presse :

"Cinq semaines de présence physique de la Confédération paysanne à la Maison du Lait , dix huit jours de grève de la faim, pas une seule voix ne s’est élevée pour trouver anormale la revendication de la Confédération paysanne d’application de la démocratie en agriculture, pas même le Ministre de l’Agriculture, pas même les deux juges qui sont successivement intervenus sur cette action et qui, à chaque fois, ont donné la place au temps pour avancer les négociations sur le fond : la participation de la Confédération paysanne au Conseil d’Administration des interprofessions.
Les problèmes paysans sont aujourd’hui mieux compris ; l’archaïsme de sa représentation est porté au regard de tous.
Les soutiens sont immenses : les politiques, députés français et européens, sénateurs, conseillers régionaux et généraux, des maires ruraux aux maires parisiens, des personnalités et les « simples » citoyens, ont exprimé leur incompréhension totale de la position gouvernementale d’avoir empêché une inscription de ce minimum démocratique dans la Loi de Modernisation Agricole en juin dernier comme cela aurait été le plus élémentaire devoir d’un Etat démocratique.
Un règne s’achève, celui du monolithisme syndical et sa mainmise financière sur les fameuses « Contributions Volontaires Obligatoires », argent de tous les paysans.
L’entrée de la Confédération paysanne dans les interprofessions est inéluctable. Elle ne pose plus question. Il en est du devoir de permettre à tous les paysans d’être représentés et à toutes les agricultures d’être défendues.
S’il devait en être autrement, les élections professionnelles seront le temps pour les agriculteurs de changer d’époque. C’est la seule voie pour que les interprofessions restent des outils d’organisation professionnelle, sinon, elles ne seront qu’une décoration dans le paysage et n’ auront plus de rôle crédible.
Le Ministre Bruno le Maire mettra en place demain, vendredi 15 octobre, au Ministère, un lieu de rencontre entre les organisations syndicales représentatives pour dialoguer conjointement des innombrables problèmes qui se posent aujourd’hui en agriculture après plus de 35 ans de cogestion et de restructuration incessante des exploitations.
C’est le début d’un grand chantier : la réorientation de l’Agriculture, pour répondre enfin aux besoins du monde rural, aux besoins de la société en termes d’alimentation, de la santé et de l’environnement.
Le respect du pluralisme partout en agriculture est un élément incontournable de l’avenir de l’agriculture. "

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1 commentaire
  • *_Communiqué de presse _*

    Après 5 semaines d’occupation de la Maison du Lait et 21 jours de grève de la faim de 3 militants de la Confédération paysanne, telle est l’avancée de Monsieur Brichart, président de la FNPL-branche laitière de la FNSEA- et actuel président du CNIEL-Interprofession laitière.

    C’est une reconnaissance que les choses ont bougé !

    *La grève de la faim des 3 paysans s’arrête aujourd’hui.*

    Elle a été un élément déterminant qui a amené le Ministre de l’Agriculture à mettre tous les syndicats représentatifs autour de la table. Celui-ci aurait cependant pu aller beaucoup plus loin dans ce conflit. Le fonctionnement des interprofessions, s’il n’est pas à l’ordre du jour aujourd’hui de la prochaine réunion, par la responsabilité du Ministère de l’agriculture, le sera de fait dans les sujets qui y seront abordés. La question ne se pose plus au fond. Par les actions qu’elle vient de mener, la Confédération paysanne a mis une pression totale sur trente années de cogestion entre la Fnsea et le gouvernement ; encore visible à chaque instant de la discussion, ni le Ministère, ni la FNPL ne veulent s’en défaire. Pourtant l’issue est inéluctable : demain, les interprofessions seront pluralistes ou elles ne seront plus.

    La présence de l’ensemble des syndicats représentatifs de la profession agricole autour d’une même table à cette étape des discussions est un premier pas, pour donner un avenir aux paysans qui en ont bien besoin. Une prochaine réunion aura lieu le 9 novembre à la Maison du Lait.

    CONFEDERATION PAYSANNE DU GERS

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