A69 en cour d’Appel

vendredi 12 décembre 2025 , par Gwarr dans Ici et là


un délibéré fixé au 30 décembre

Grand rassemblement ce jeudi dès 8h30. Les militants qui ont défendus les arbres et la biodiversité avec acharnement depuis près de 3 ans maintenant s’étaient donnés rendez-vous devant la cour d’appel de Toulouse pour montrer que la détermination est toujours grande contre ce projet qu’ils qualifient d’écocide, de climaticide, de rétrograde puisque l’heure n’est plus au développement des grands axes routiers, mais aussi injuste, car il va privilégier des utilisateurs prêt à payer une route privée pour gagner quelques minutes, alors que d’autres qui souhaiteront continuer à utiliser la départementale subiront une augmentation de la durée de leur trajet .

Si une dizaine d’écureuils avaient déjà passé la nuit en prenant de la hauteur sur les platanes de la place voisine, les candidats aux municipales de la gauche toulousaine (LFI et les Ecologistes notamment) eux aussi s’étaient donnés rendez-vous pour afficher leur opposition à ce projet routier controversé.
Les semaines précédentes, l’A69 avait déjà fait la une à la suite de révélations du collectif LVEL (La Voie Est Libre) selon lesquelles Atosca avait contourné la loi une fois encore. Plus de 42 hectares de terres non destinées à un usage de chantier auraient été colonisées par l’entreprise au mépris des accords signés. Notamment, des zones préservées pour la biodiversité locale ont été ravagées pour du stockage de matériaux, de terre ou d’eau. L’entreprise n’a pas contesté mais a argumenté en faveur d’une hypothétique compensation qui viendra en temps voulu. De son coté, l’état a demandé des comptes.

Toutefois, ces démêlées n’ont pas eu l’air d’inquiéter le rapporteur public, et au sein du tribunal, les avocats qui défendent le projet ont avancé que dans cette affaire, la Déclaration d’Utilité Publique déjà établie en leur faveur, devait prévaloir sur la Raison Impérative d’Interet Public Majeur, ce qui semblerait donner plus d’importance à l’économie locale qu’à la qualité de vie ou la préservation de l’environnement. Avec une autoroute que NGE ATOSCA annonce construite à 80% (chiffre contesté par les opposants) il est peu probable que la justice statue cette fois en faveur des écureuils.

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