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Nous n’allons pas disparaître…

Occupation du pavillon Armengaud à l’hôpital Purpan

dimanche 9 octobre 2016

Attention : les films de cette rubrique ne peuvent être reproduits ailleurs qu'avec l'autorisation de leur(s) auteur(s).

# Nous n’allons pas disparaître... from stefanie Hubert Captation on Vimeo.

Appel à soutien suite l’assignation au tribunal d’instance civil du Collectif Lascrosses lors de la prochaine audience le mardi 11 octobre 2016 à 14h. Le Collectif Lascrosses a été constitué en avril 2015 suite à l’ouverture d’un immeuble destiné aux personnes sans logement situé au 44-46 bd Lascrosses à Toulouse appartenant à la Société HLM des Chalets.

Communiqué du Collectif Lascrosses

Toulouse : lettre ouverte adressée au directeur de l’hôpital Purpan
26 Septembre 2016

Nous n’allons pas disparaître…

Depuis lundi 19 au soir, nous occupons le pavillon Armengaud vide et abandonné de l’hôpital Purpan. Cette occupation a lieu suite à l’expulsion imminente par Habitat Toulouse, du bâtiment dans lequel nous vivions. Cette réquisition [Note de Squat !net : il s’agit d’une occupation, et non d’une réquisition.] est l’unique solution que nous avons trouvée pour ne pas passer l’hiver à la rue. Les pouvoirs publics ne donnent aucune suite à nos démarches administratives pour accéder à un logement ou à un hébergement.

Nous sommes des familles, des personnes seules, des femmes seules avec enfants, des personnes âgées et de différentes régions du monde.
Nous sommes des familles, des personnes seul-e-s, des femmes seules avec enfants, des personnes âgées et de différentes régions du monde.

Nous sommes 75 personnes dont 25 enfants.

Nous nous sommes retrouvé-e-s ici à Toulouse pour différentes raisons : politiques, économiques, sociales ou familiales, et nous tentons simplement, comme tout le monde, de construire ou reconstruire notre projet de vie.

Nous sommes en formation, à la recherche d’un emploi, travailleurs et travailleuses précaires... et nos enfants sont scolarisé-e-s. Nous ne cherchons pas absolument à nous justifier, seulement, nous en avons assez d’entendre dire qu’on est des fainéant-e-s, et toutes sortes de propos racistes bourrés de préjugés.

Nous avons fait les démarches administratives nécessaires pour tenter d’accéder à un hébergement ou à un logement. Mais face aux critères de plus en plus stricts du marché de l’immobilier, au laissez-faire des pouvoirs publics, et au manque de places d’hébergement d’urgence, nous nous retrouvons contraint-e-s de nous mettre à l’abri dans des bâtiments vides et abandonnés, pour ne pas être à la rue et dans l’insécurité.

En tant que directeur d’un établissement de santé publique, votre fonction est de permettre à tous et toutes l’accès aux soins et à la santé. Les pouvoirs publics mènent actuellement une politique répressive, mettant des personnes dans une insécurité matérielle et sanitaire. Nous demandons à la direction de l’hôpital public de soutenir notre action : la défense de la santé commence par un accès au logement pour tous et toutes. Plutôt que de vendre des bâtiments à des promoteurs immobiliers privés, de privatiser des services, de supprimer des postes, de rendre les conditions de travail insupportables et inhumaines au point qu’il y ait eu 4 suicides chez le personnel en juin 2016, l’hôpital public se doit d’être solidaire des actions revendiquant un logement pour toutes et tous !
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Face à cette situation d’urgence nous n’avons pas d’autre choix que d’occuper l’hôpital et nous sommes déterminé-e-s à ne pas retourner à la rue. Depuis jeudi, la seule réponse du directeur général Mr Le Moigne à notre demande de dialogue a été de renforcer la « sécurité » du bâtiment. Routes barrées, vigiles 24h/24h, barrières tout autour du pavillon. Ils nous parquent prétextant « la sécurité incendie », en réalité ils nous empêchent d’emménager. Nous n’avons pas d’autres choix que de continuer à nous installer pour ne pas être à la rue.

Au lieu de soutenir les solutions alternatives que nous sommes contraint-e-s de trouver par nous-mêmes, la seule réponse que nous avons eu jusqu’ici : la répression et les expulsions. C’est déplacer le problème. Nous n’allons pas disparaître.

Collectif Lascrosses

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