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Le CREA

(Collectif pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion)

lundi 27 février 2012, par Ben

Attention : les films produits par Tv Bruits - et seulement ceux-ci - sont libres de droits pour diffusion dans un cadre non commercial et si nous en sommes avisés.

Voir en ligne : http://creatoulouse.squat.net/

Les membres du CREA (collectif pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion), ont réquisitionné en Avril 2011, un immeuble appartenant au ministère de la cohésion et des solidarités, abandonné depuis 2 ans et situé 70, allée des Demoiselles à Toulouse.

Avec l’aide des habitants du quartier, des travailleurs sociaux en lutte, des militants et des passants, le lieu a été aménagé pour accueillir des familles à la rue, les membres du collectif et toutes sortes d’activités libres et gratuites en direction du quartier et de la ville.

Le quotidien s’organise autour de liens de solidarités et d’échanges proposant une autre façon de concevoir le « vivre ensemble ».

Durée : 5’57"

Le CREA

Communiqué du CREA

La ville appartient au peuple !

Nous ne partirons pas

et nous continuerons à réquisitionner !

Ca y est, c’est parti. La préfecture vient d’engager une procédure pour faire expulser les 40 personnes qui habitent au Centre Social Autogéré du CREA, 70 allée des Demoiselles à Toulouse. Elle a donc décidé de nous remettre toutes et tous à la rue mais aussi d’écraser ce large mouvement d’entraide et de solidarité auquel vous avez peut-être pris part. Depuis bientôt un an, nous avons réquisitionné ce bâtiment laissé vide par l’Etat pour y accueillir des familles à la rue et des précaires ainsi que toutes sortes d’activités libres et gratuites, ouvertes à toutes et tous (alphabétisation, soutien scolaire, cinéma, concerts, boxe et autodéfense, ateliers d’arts plastiques, de musique, soutien juridique...). Des centaines de personnes ont utilisé ce lieu et continuent à le développer.

Depuis septembre, la campagne de réquisition « zéro enfants à la rue ! » initiée par le CREA est devenue un petit mouvement social, elle a permis de libérer 4 bâtiments et d’abriter une vingtaine de familles forcées de vivre à la rue par l’Etat et le capitalisme. Tout ça en refusant les subventions, sans coûter rien à personne et en nous organisant par nous-mêmes entre exploitéEs, aliénéEs, oppriméEs, indignéEs ou enragéEs de tous horizons.

Ce lieu nous protège, il nous donne de la force et de la joie, il nous permet de nous rencontrer, de nous entraider, de transformer collectivement les innombrables humiliations que nous inflige cette société en de multiples résistances. Il nous permet d’inventer ici et maintenant les bases d’une société basée sur l’égalité et la liberté, concrètes et réelles.

Les riches et les puissants détruisent la planète, ils pillent les ressources et mènent la guerre partout pour leurs intérêts, ils nous asservissent, ils nous trainent dans la misère et les prisons pour sauver leurs banques criminelles, ils organisent la précarité et le manque de logements pour spéculer, faire monter les loyers et baisser les salaires, ils nous insultent dans leurs télés et leurs journaux pendant qu’ils massacrent les peuples du monde qui ont commencé à se soulever.

Peuple de Toulouse, camarades d’ailleurs, l’heure est venue d’organiser la résistance ! Montrons aux riches et aux puissants qu’ils ne peuvent pas tout nous prendre et que nous sommes capables de défendre ce que nous aimons !

Le CREA et la campagne de réquisition continuent et continueront à libérer des bâtiments pour accueillir des personnes laissées à la rue et ouvrir des lieux de vie populaire. La répression ne nous paralysera pas. Continuez à nous rejoindre (réunion de la campagne de réquisition, un vendredi sur deux, au CREA)

A Toulouse et ailleurs, toutes vos initiatives pour bloquer la procédure et faire reculer la préfecture sont les bienvenues : écrivez votre refus de l’expulsion à la préfecture, apportez-nous des lettres de soutien. Créez des affiches ou récupérez les nôtres, diffusons des tracts et affichons incessamment dans toute la ville et ailleurs. Nous appelons dès à présent à lancer des occupations, réquisitions, manifestations, rassemblements, information, blocages et tout types d’actions directes qui vous sembleront pertinentes pour stopper l’oppresseur !

Rejoignez-nous, organisons-nous pour contre-attaquer.

Tout pour tou-te-s, pouvoir au peuple !

Des membres du CREA , de la campagne « zéro enfant à la rue » et leurs soutiens.

Permanences de la campagne « Zéro Enfants a la Rue » tous les jeudis a partir de 16h au CREA : 70 allées des demoiselles suivies des jeudis de la solidarité : rencontres et discutions chaleureuses de 19 à 22h.

NOUS AVONS BESOIN DE TOUTES LES COMPÉTENCES !!

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7 commentaires
  • Communiqué de presse CREA du 25/05/12 N’ayant pu entrer en contact direct avec notre nouveau propriétaire, le ministère des affairessociales, pour l’informer qu’une procédure d’expulsion des 40 habitants du centre social autogéréétait menée en son nom, nous nous sommes rendus à la mairie de Toulouse jeudi 24/05. Nous avonstenté d’interpeller Pierre Cohen, député-maire de la ville et surtout membre du parti socialisteactuellement au pouvoir, pour qu’il nous mette en relation avec des membres du gouvernement. Nous l’avons également « invité » à demander l’arrêt de la procédure. Nous n’avons obtenu qu’unrendez-vous pour ce vendredi 16h avec Claude Touchefeu

    Dès 8h ce vendredi, nous avons interpellé les élus municipaux afin que cette question soit abordéelors du conseil municipal. Des membres du collectif ont assisté à l’ensemble du conseil mais rien n’aété évoqué. Une délégation a été reçue à 16h par M. Cayrecastel et Mme Touchefeu. Cette dernières’est engagée au nom du maire à ce qu’un courrier soit transmis au ministère et à la prefecture pour les informer de la situation ...mardi soir.... Mais le procès a lieu le 1er juin. Le maire s’estégalement engagé à « surseoir » (suspendre) à l’expulsion du bâtiment mais non pas à arrêter la procédure. Ce qui laisserait le centre social autogéré et tous ces habitants « expulsables » aumoindre prétexte, c’est-à-dire sous la menace constante de la rue.

    Nous repartons sans aucunes garanties que la demande arrive à temps, avant la tenue du procès, à la préfecture.Dans cette mesure, nous continuerons à mener sans relâche notre lutte jusqu’à l’arrêt de cette procédure

    http://creatoulouse.squat.net/

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  • Le CREA 24 août 2012 11:44, par Asso

    Des nouvelles du Crea, expulsable depuis la mi-août :

    http://creatoulouse.squat.net/

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  • EXPULSION DU CREA 28 août 2012 12:05

    C’est quoi ce raffut ?

    C’est le bruit des bottes qui viennent écraser les espaces de liberté
    qui suffoquaient déjà. C’est l’expulsion maintenant et manu militari par
    la justice et son bras armé, la police, du CREA-CSA au 70 allée des
    demoiselles. Pour 40 personnes, dont 15 gamins, c’est : « plus de
    maison, plus de toit, ce soir démerde toi ! ».

    Depuis avril 2011, on avait fait d’un bâtiment vide, un bâtiment
    vivant. Le 70 allée des demoiselles c’était un vrai lieu de vie, un
    centre social autogéré avec des activités, des ateliers, une piscine, un
    lieu de rencontres, de concerts, un lieu d’organisation, de solidarité
    et d’entraide. Dans cet espace libéré, on s’amusait, on se cultivait,
    bref on vivait bien sans que ça coûte walou à personne. Sauf que lorsque
    l’autogestion fonctionne et coûte que dalle, pour le grand capital,
    c’est mal ! Et ses ardents défenseurs, les pouvoirs publics, sortent
    l’artillerie lourde pour nous dégager.

    Pour nous, pas question de se laisser faire, notre maison on la
    défend ! En barricadant notre bâtiment et en se rassemblant certes, mais
    aussi en interpellant la mairie, la préfecture, le ministère des
    affaires sociales, notre cher propriétaire, et le ministère du logement.
    Leurs réponses : l’expulsion. Ou l’expression du mépris le plus profond
    pour toute une partie de la population. Réprimer la pensée et punir
    l’acte, c’est la symphonie du moment.

    Pour les pouvoirs publics, mieux vaut virer tout le monde ! C’est
    qu’ils sont pressés d’ouvrir un hypothétique centre d’hébergement pour
    SDF. Coût de l’opération : 500 000 euros de fonctionnement à l’année et
    quelques millions d’euros de travaux. Centre d’hébergement mystère dont
    personne n’a entendu parlé et surtout pas les principaux intéressés...
    Alors, un projet top secret ? Ou une pigeonnade de plus de la part d’un
    État qui ferme les centres d’hébergement d’urgence à tour de bras faute
    de budget ? On vous laisse seul⋅e juge de cette pantalonnade, en
    attendant, nous on en rit... jaune.

    Parce que se faire expulser de sa maison sous des prétextes
    fallacieux, ce n’est pas une blague. La violence de l’État qui remet les
    gens à la rue et s’en lave les mains après, ce n’est pas une blague non
    plus. Le cynisme d’un projet d’un centre d’hébergement ici, où l’État se
    vante de panser la misère qu’il engendre ne nous fait pas rire du tout.

    On défend notre maison, notre lieu de vie, nos choix de vie aussi face
    à des forces armées qui veulent nous écraser et nous faire taire. Ce
    bâtiment qu’on a libéré de la spéculation, dont on a rendu l’usage à
    toutes et tous, l’État, sa justice et ses keufs veulent nous en virer et
    ça te concerne aussi !

    ILS NE NOUS FERONT PAS TAIRE, ON CONTINUE ! LA FORCE EST AVEC NOUS !
    TOUT POUR TOU⋅TE⋅S, POUVOIR AU PEUPLE !

    Assemblée générale ce soir à 19h à la Chapelle, 36 rue Daniel Casanova,
    métro Compans ou Canal du Midi.

    Le CREA et des membres de la campagne Zéro personne à la rue

    creatoulouse.squat.net // creatoulouse@squat.net

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    • DU CREA au bar ?(...& où... )Ô prix du d’mi d’ma coP’S ! 29 août 2012 12:22, par § ¤¤¤¤¤ ¤¤¤¤¤ §

      AH dur la soirée d’hier, où la mousse d’ma bière même pas aMERe, m’a fait pisser sucré au coin d’ma rue : >"qu’en ch’pense à ces quinze gosses, j’deviens enrager...ça m’donne soif...faut qu’ça change...non ch’te donnerai pas une clop...t’as qu’à bosser merdre...moi ch’trouve qu’le bar c’est l’meilleur endroit pour les altrènatives...mon p’tit panier bio d’chez derrière nôt’chapelle...mon taf du’dur de tatail de pierre chez Patri’mm’oinE...mes fringues d’chez m&m’attac’tiquéquitable...ouai, ouai, moi d’mon p’tit studio qui donne sur la Garonne ch’te dis comme ça d’là haut, ch’o, tu va bien, & toi alors, t’habite toujours au même endroit, dis, tu viens à mon pèz’tacl c’soir...on s’là joue au bar...t’µ viens nous sou’tenir !!!"$$$$ $$$$

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    • EXPULSION DU CREA - suite 3 septembre 2012 10:29

      Mardi 28 août, 6h00 : plus de 200 agent-e-s des forces de l’ordre puisé-es dans les différents corps de sécurité de l’Etat (Police, Gendarmerie, CRS, CRS de Montagne, GIPN…) forcent l’entrée du centre social autogéré. Quatre habitants se réfugient sur les toits pour faire face à l’expulsion. Seul l’un d’entre eux est attaché mais au bout d’une poutre à 22 mètres du sol.
      Trois heures plus tard, après avoir été violentés (l’un tazé 5 fois) ils se font descendre, tête la première, arrêter puis emmener en garde à vue pour : outrage, rebellion et violence sur Agent de la Force Publique.
      Un an et demi après son ouverture, le bâtiment est saccagé, puis muré jusqu’à nouvel ordre.
      Les soutiens rassemblés à l’extérieur tentent de ralentir la fermeture mais se font disperser à grand coup de matraques (plusieur-e-s blessé-e-s légers).
      Trois des camarades postés sur le toit sont maintenus en Garde à Vue jusqu’en début de soirée, et finalement relâchés avec risque de poursuites judiciaires.

      La préfecture, sortant de son mutisme habituel, déclare dans un élan mensonger sa volonté de prendre en compte les situations personnelles et d’établir un dialogue avec les habitant-e-s du Centre Social Autogéré.
      Tout au long de la journée, des actions sont menées en protestation et en soutien, dans le centre-ville de Toulouse.
      Le soir même, une assemblée d’urgence réunit plus de 200 personnes pour organiser la suite du mouvement. Une manifestation de nuit s’organise qui dénonce toutes les politiques d’expulsions (locatives, campements stigmatisés Roms, déplacement des quartiers populaires mais aussi d’étranger-e-s...). Au cours de la marche, le cortège prend de l’ampleur. Les forces de l’ordre réagissent et tentent de mettre fin à la manifestation en harcelant les participant-e-s, ils cherchent à interpeller certaines personnes. Malgré la crainte de la violence policière, le cortège continue et ne se dispersera que plus tard. Profitant de ce moment, les forces de l’ordre frappent, fouillent et contrôlent à tour de bras sans arriver à mettre la main sur les personnes recherchées.

      Le lendemain, toujours en réaction à cette expulsion mais aussi aux déclarations mensongères de la Préfecture, le mouvement (pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion) et ses soutiens décident d’occuper l’antenne locale du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé, propriétaire du bâtiment expulsé : la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale. Cette occupation a pour but de faire remonter les revendications suivantes aux responsables de la situation : la réouverture immédiate du CSA, la reconnaissance de l’utilité des centre sociaux et du caractère mensonger du communiqué de la Préfecture ainsi que l’arrêt de toute forme d’expulsion.
      Le bâtiment est donc occupé par une soixantaine de personnes. La directrice adjointe prétend accepter une rencontre tout en appelant le cabinet du préfet. Alors que la délégation est reçue, les forces de l’ordre se déploient et délogent le reste du rassemblement qui se retrouve à l’extérieur. Le préfet donne l’ordre d’interrompre la réunion tandis que des policiers « raccompagnent » la délégation. Bilan : deux personnes blessées (7 points de suture au visage et une côte fêlée, sans compter les nombreuses ecchymoses), cinq interpellations et aucune solution proposée.
      Quatre des personnes interpellées sont relâchées dans la soirée, dont une avec une date de procès en poche, la cinquième sortira après 22h de garde à vue.

      Sans aucun doute, l’Etat ne lésine pas sur les moyens employés pour remettre les gens à la rue, les réprimer, lorsqu’ils ou elles contestent sa légitimité, et tente d’enfermer celleux qui pensent qu’il est une partie du problème et non pas la solution. Confonté-e-s à la férocité policière, que certain-e-s vivent quotidiennement, nous ne nous faisons toujours aucune illusion sur les changements promis : coups de matraque, arrestations, inculpations imaginaires, misères et injustices sociales.
      Face à ces réalités, nous continuons de penser que quels que soient les partis au pouvoir, les intérêts défendus sont ceux des riches et des dominants. Nous les combattons en tant que tels. Seule-s l’organisation collective, l’autogestion, l’entraide et le vivre ensemble nous permettent de trouver les moyens de nous émanciper de la servitude du travail, des rapports marchands et de toutes les formes d’emprisonnement (prisons, sexisme, racisme, domination de classe...).

      Nous exigeons dès à présent :

      - La réouverture du centre social autogéré

      - L’arrêt de toutes les expulsions (expulsions de squats, locatives, des étrangers...)

      - L’arrêt immédiat des poursuites engagées contre des habitants du CSA et des membres de la Campagne « Zéro personne à la rue »

      - La reconnaissance de l’utilité des centres sociaux autogérés

      - Le démenti officiel par la préfecture de la Haute-Garonne, les ministère des Affaires Sociales et du Logement des mensonges relayés à l’égard du CREA.

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  • Pas d’expulsion sans politique de logement et d’hébergement pour tous

    Ce matin, dès l’aube, les forces de police ont évacué les occupants du CREA, au 22 rue demouilles à Toulouse, où étaient hébergées 97 personnes, dont 35 enfants.

    Le DAL Toulouse dénonce avec force ces expulsions de plus en plus rapprochées qui accentuent la politique du gouvernement précédent.

    Nous estimons scandaleux de mettre à la rue des familles alors qu’aucune raison ne justifiait cet empressement, ce batiment était vide depuis plus de 6 ans !. Au lieu de remettre en danger des familles qui avaient réussi à se mettre à l’abri, la préfecture qui ne se donne pas les moyens de les heberger ou les loger, devrait au moins laisser ces solidarités s’organiser.

    Dans la pénurie de logements et d’hébergements où nous sommes, le DAL demande un plan d’urgence national dans lequel figure des solutions auto-gérées.

    Nous nous insurgeons contre la violence perpétrée à l’encontre de ces militants dont le seul « crime » est d’avoir voulu se loger.

    Le conseil d’Etat a rappelé en février que l’hébergement est un droit inconditionnel, le changement c’est maintenant ?.

    « Zéro personne à la rue » est le slogan du CREA et le DAL Toulouse restera solidaire de toutes formes d’occupation tant que cette exigence ne sera pas atteinte.

    Un toit c’est un droit ! un toit c’est la loi !

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  • Cette semaine, la Préfecture de Haute-Garonne, la Mairie, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) ont lancé une offensive jamais vue contre la Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion (CREA).

    Lundi matin, plus de 150 flics en compagnie de la Sous-Direction de l’Information Générale (SDIG) sont venus expulser deux personnes d’un bâtiment de la CREA.

    Le mercredi s’est tenu au tribunal administratif le procès du bâtiment appartenant à l’OFII dans lequel sont logés 34 adultes et 16 enfants de la CREA. Au cours de ce procès étaient présents deux agents de la SDIG pour mettre la pression aux juges, n’hésitant pas au passage à photographier et filmer des membres de la CREA.

    Vendredi, le tribunal administratif a rendu sa décision dans le procès de l’OFII : expulsion sans délai de tout-e-s les habitant-e-s.

    Le même jour, la Mairie de Toulouse a assigné quarante personnes habitant au centre social autogéré situé 2 rue du faubourg bonnefoy et leur a commandé de quitter les lieux.

    Pendant ce temps-là, au Tribunal de Grande Instance, les juges ont fait un exemple à la demande du procureur contre trois membres de la CREA : un mois de sursis chacun, 2400 euros d’amende et 5 années de mise à l’épreuve pour de prétendues dégradations qui couvraient en réalité une expulsion illégale d’une maison réquisitionnée en novembre dernier.

    Au même moment, au Tribunal d’Instance, des familles avec enfants vivant au 42 rue du faubourg bonnefoy passaient en procès au cours duquel le propriétaire a demandé l’expulsion sans délai. On s’attend au même verdict que celui du tribunal administratif car depuis plusieurs mois, le tribunal d’instance se refuse à accorder les délais légaux aux personnes vivant dans les bâtiments de la CREA.

    Le soir, une autre maison de la campagne où vivent quatre adultes et deux enfants est aussi assignée devant le tribunal d’instance.

    En une semaine, plus de 120 personnes ont été expulsées ou sont menacées d’expulsion. Les semaines précédentes, ce sont aussi une vingtaine de personnes, dont trois enfants qui se sont fait sortir de leurs maison.

    Face à cette vague de répression, la CREA continuera de s’organiser et invite toutes les personnes à rejoindre le mouvement pour se défendre et se battre pour des formes de vie collectives et s’émanciper ensemble.

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