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Les OGM cachés dans le processus de privatisation du vivant

Mardi 2 mars à 20:30 - Salle du Sénéchal

vendredi 19 février 2010


Les OGM cachés dans le processus de privatisation du vivant
Les semences paysannes comme alternative

Réunion/débat co-organisée par les Amis du Monde Diplomatique,
Attac Toulouse et le Collectif Anti-OGM31.

Le Mardi 2 mars à 20:30 - Salle du Sénéchal

avec
Jean François Berthellot, paysan boulanger sélectionneur, CETAB*, RSP**
Michel Metz, Collectif Anti-OGM31, Attac Toulouse.

Ne pas baisser la garde sur les OGM de 1ère génération
Beaucoup de gens s’imaginent qu’avec les moratoires sur le maïs MON810, c’en est fini avec les OGM ! Pourtant plusieurs sources européennes annoncent que le Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, veut relancer le processus d’autorisation de la culture de ce maïs. D’autre part, il ne faut pas oublier les importations de maïs et de soja OGM qui chaque année arrivent dans nos ports par dizaines de millions de tonnes.

Et puis il y a les autres, les "OGM cachés".
En fait c’est la réglementation européenne elle-même qui dans la directive 2001/18 "relative à la dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement", précise que les OGM obtenus par "mutagénèse" ou "fusion cellulaire", ne font pas partie de son champ d’application. Ils peuvent être ainsi diffusés sans la moindre obligation d’affichage ni de demande d’autorisation, ce qui de fait les transforme en OGM cachés. Cela n’est pas le fait du hasard mais le résultat d’un intense lobbying des semenciers qui, après s’être faits surprendre par la forte résistance à l’introduction des OGM en Europe, ont été très actifs pour "aider" le législateur dans la rédaction de cette directive.

Les stratégies des firmes semencières
Et ce lobbying se poursuit en ce moment même au sein d’un groupe de travail européen pour déterminer, pour une dizaine de nouvelles techniques de génie génétique, lesquelles feront ou non partie de la réglementation européenne ! Ces grandes manoeuvres s’inscrivent en fait dans une stratégie globale de privatisation des semences, avec la confiscation juridique par les brevets ou les certificats d’obtention végétale et la confiscation biologique par la mise sur le marché d’hybrides non reproductibles.
C’est ainsi qu’une poignée de firmes (Monsanto, Syngenta, Pioneer, Limagrain, Bayer, BASF...) tentent de maîtriser la production et la distribution des principales ressources génétiques de la planète pour l’alimentation.
Qu’elles cherchent à détenir un pouvoir aussi exorbitant est inacceptable et terrifiant.
Mais à travers cette appropriation du vivant, c’est aussi la biodiversité cultivée qui est gravement menacée car il n’y a aucune commune mesure entre la diversité produite spontanément par des millions de paysan-ne-s et celle produite industriellement par quelques firmes.

Les semences paysannes comme alternative
Devant ces graves menaces qui ont déjà conduit à la disparition de 75% de la biodiversité cultivée, la résistance et les alternatives s’organisent partout dans le monde autour des semences paysannes...

* Centre Terre d’Accueil des Blés
** Réseau Semences Paysannes

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