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Intermittent-e-s et précaires : Jeudi à midi et demi

dimanche 6 janvier 2008, par jlg

Attention : les films produits par Tv Bruits - et seulement ceux-ci - sont libres de droits pour diffusion dans un cadre non commercial et si nous en sommes avisés.

Tous les jeudis entre 12 Heures 30 et 13 Heures 30, place du Capitole à Toulouse.

Des hommes et des femmes avec un masque neutre blanc se déplacent lentement sur la place. Ils, elles, ont des pancartes sur la précarité, sur les revendications des intermittent-e-s...

Ils, elles, appellent à les rejoindre, tous les jeudis même heure et même endroit.

Pour voir le film en Real vidéo, 2’, cliquez sur cette phrase....

Pour voir le film avec le lecteur Flash, 2’ :

Jeudi à midi et demi

Pour en savoir plus :

Depuis 2003 nous sommes restés mobilisés, nous avons fait des propositions,
nous avons obtenu le soutien des députés et des sénateurs, nous avons eu le
soutien des grosses structures, et pourtant, le rouleau compresseur n’a pas
été freiné.

Aujourd’hui, des milliers d’intermittents sont éjectés du système ou sont
obligés de trouver des heures en se faufilant au milieu des interdits, tous
sont suspendus au bout de l’alléatoire.

Epuisés d’avoir du nous mobiliser depuis 2003, conscient que notre
profession
n’est pas la seule cible, nous ne baissons pas la voix !

Nous appelons tous les intermittents, les précaires et ceux qui le
souhaitent à se réunir aux rendez-vous du jeudi.

LES RENDEZ-VOUS DU JEUDI
(Tous les jeudi de 12h30 à 13h30 place du capitole)

Le protocole de 2003, dont la signature a entraîné un mouvement de protestation
sans précédent, a détruit et vidé de son contenu le système d’assurance chômage
des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel.

Après 3 ans de débats, de grèves, d’annulations de festivals, d’interpellations
des ministres successifs, d’occupations, mais aussi d’expertises, de
propositions, de dialogues avec des élus, les gestionnaires de l’unédic ont
signé en 2006 un copié collé du document de 2003 qui avait mis le feu aux
poudres et est entré en vigueur le 18 avril 2007.

Cette nouvelle réforme a éjecté des milliers d’intermittents du système, elle
conduit plus que jamais à la course aux heures et à l’acceptation de n’importe
quel emploi. Elle divise, sectorise et fait régner au nom d’une moralisation
méprisante un contrôle administratif incompétent de nos parcours professionnels.

Nous réclamons depuis des années une réforme des annexes 8 et 10 de l’unedic. La
coordination nationale des intermittents et précaires a élaboré un nouveau
modèle plus juste plus mutualiste approprié à nos pratiques d’emploi et dont les
lignes principales ont été reprises par des syndicats et des parlementaires de
tous bords sous le titre de Proposition de loi parlementaire. La discussion à
son sujet à l’assemblée nationale a été interrompue par le président du groupe
UMP par un artifice de procédure, sans autre forme de procès.

Comment se faire entendre face à un tel déni de démocratie !

Les deux protocoles de 2003 et de 2006 ont été mis en place pour réduire le
nombre d’intermittents (dixit Mr Gauthier Savagnac récemment mis en examen), ce
qui revient comme toujours à se débarrasser des plus fragiles en détruisant les
systèmes de solidarité et de protection sociale.

Notre ministre actuelle Christine Albanel pense que tout va bien, et que ce
nouveau protocole est une réussite, elle persiste à mentir sur les 507 heures en
douze mois...Qui peut être d’accord alors que les témoignages affluent pour
prouver le contraire ?

Nous appelons à un sursaut de notre profession pour résister à toutes les
mesures en préparation visant à durcir encore le dispositif.
Nous appelons à un sursaut de notre profession pour redemander encore et encore
L’ABROGATION DES PROTOCOLES.

Nous appelons tous les professionnels du secteur à venir aux rendez-vous du
jeudi pour exprimer leur désarroi et leur colère.

Mais ce n’est pas tout

L’histoire s’écrit tous les jours un petit peu, rien ne nous empêche d’en lire
certains paragraphes.

Et nous, pauvres ou privilégiés intermittents, avons nous ce droit ?

Est il honnête de se pencher sur notre cas dans un tel contexte ?

Comment ne pas voir un lien commun à tous ces changements qui sous prétexte de
modernité, d’amélioration, de rupture ne nous laisseraient pas d’autres
alternatives que de plier devant la nécessité du travail en nous réduisant à un
silence obéissant.

A l’heure où nos sociétés occidentales sont appelées à aligner nos droits
sociaux sur ceux des économies montantes (chine, inde, brésil...) pays où les
ouvriers travaillent dans des conditions équivalentes à celles de nos ancêtres,

A l’heure où les riches s’enrichissent sans vergogne, aidés par nos
gouvernements (800 millions d’euro distribués par notre gouvernement élu), et
les travailleurs pauvres et les précaires voient leur nombre augmenter de façon
exponentielle,

A l’heure où des populations entières sont traquées, blackboulées, emprisonnées
dans des conditions inhumaines alors qu’elles risquent leur vie pour un toit
et/ou pour la paix,

A l’heure où nos quartiers s’immolent par le feu pour prendre la parole,

A l’heure où certains dirigeants syndicaux ont vu leurs rapports fluidifiés par
des liquides circulant dans les paradis fiscaux où se brassent allègrement ceux
des évasions fiscales, de la corruption et de la criminalité organisée (drogue,
prostitution, trafics d’armes...),

A l’heure où la culture longtemps portée comme un étendard évident de nos
démocraties est appelée à plaire ou à se taire,

A cette heure là, il est certain que les minces résistances des derniers
bastions ouvriers autour de leurs ENORMES privilèges peuvent paraître
inappropriées voire même superflues,

A cette heure là, les étudiants décriés comme des nantis, fainéants de surcroît,
n’auraient aucune raison de ne pas laisser l’organisation des universités
s’aligner sur le profil de celles de nos maîtres à penser qui privilégient
l’effort assidu des pauvres ou des classes moyennes pour renforcer le confort
des plus riches,

A cette heure là, les intermittents du spectacle, privilégiés parmi tous,
oseraient encore donner de la voix ?

Aujourd’hui, nous sommes tous amenés à oublier la résistance parfois parce que
c’est dans l’air du temps, souvent parce que nous sommes plus occupés à tenter
de se débrouiller avec le peu qui nous reste.

Nous, un des derniers groupes sociaux à avoir subi leur tactique implacable qui
consiste à porter quelques premiers coups, diviser en donnant un peu plus à
certains et en communicant pour que l’opinion publique se dresse contre les
autres et enfin achever le travail en votant les lois,

Nous intermittents du spectacle encore mobilisés nous appelons à la résistance
face à un changement qui ne pourrait se faire que dans un sens, sans nous,
contre nous,

Nous appelons à un soutien sans réserve de tous les mouvements sociaux autour de
leurs derniers acquis,

Nous appelons à un soutien sans réserve des mouvements étudiants et lycéen qui
souhaitent une réforme des universités pour que les études soient accessibles au
plus grand nombre,

Nous appelons tous ceux qui souhaitent une meilleure répartition des richesses,
un service public fort au service de la population, une véritable prise en
compte des nécessités des plus démunis,

Nous appelons tous ceux qui gagnent moins de 4 000 euro mensuels, tous ceux qui
se reconnaissent dans notre appel à nous rejoindre aux rendez vous du jeudi,
tous les jeudi place du capitole de 12h30 à 13h30.

Que cette heure de faible résistance devienne la tribune des changements que la
population choisira pour demain.

Les zozos de services
La Coordination des Intermittents et Précaires de Midi-Pyrénées

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1 commentaire
  • Dico. usuel Qillet-Flammarion 1981, page PRAGMATISME- -PRECIS ... .
    prébende : n.f. (lat. praebere, fourni) 1. Revenu ecclésiastique attaché à un canonicat, suprimé en 1789. Le canonicat même. 2. Par ext. Revenu rémunérateur attaché à une fonction. .
    prébendier : n.m. Celui qui a reçu un revenu ecclésiastique. Fig. Personne qui bénéficie d’une charge fructueuse. .
    précaire : adj. (lat. précarius, obtenu par prière, prex) 1. Accordé par tolèrance et sujet à révocation. Considèrer à titre précaire. Incertain, mal assuré. Bonheur précaire. ¤ n.f. Au Moyen-Age, terre consédée par une église ou par un monastère à un homme libre moyennant certaines redevances. .
    précatif ,ive : adj. Qui est accompagné d’une prière. Dr. Lègs précatif, insinuant au légataire de lèguer à un tièrs ce qu’il aura reçu en héritage. gram. mode précatif exprimant la prière dans certaine langues. .
    prêchi-prêcha : n.m.invar.fam. Verbiage de sermonneur.

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