Occupation de l’Antenne régionale Pôle Emploi à Toulouse en solidarité avec une intermittente

jeudi 26 mars 2009 , par jlg dans Ici et là


Intermittente du spectacle, A. a été mise en fin de droits en novembre dernier alors qu’elle avait rempli les conditions lui permettant de les renouveler : il lui faut plus de 507 heures et elle en a 540 précisément.
Sauf que Pôle Emploi prétend qu’elle n’aurait pas déclaré 3 dates (sans ces 3 dates, elle n’a que 504 heures). Elle n’a malheureusement pas gardé les impressions papier de ces télé-déclarations.
Elle possède les fiches de paie correspondantes qui attestent qu’elle a bien travaillé sur ces périodes-là ainsi que les doubles des employeurs.
L’argument utilisé par les Directions départementales et régionale de Pôle Emploi au cours de ses nombreuses démarches est que "Seules sont prises en considération, les activités qui ont été déclarées par le salarié chaque mois à terme échu sur son document de situation mensuelle..."

Quatre mois de démarches individuelles n’ont pas suffit.
A. a entrepris une démarche auprès du Médiateur de la République par le biais d’un sénateur.
L’affaire suit son cours mais pour combien de temps !

L’occupation de l’Antenne régionale Pôle Emploi

Une trentaine d’intermittents, de précaires, de chômeurs et de salariés solidaires investissent jeudi 26 mars au matin l’antenne régionale du Pôle Emploi Midi Pyrénées (Toulouse Labège) qu’ils occupent illico presto. L’information avait circulé de bouche à oreille afin de ne pas trouver porte close.
Le sous-directeur descend à leur rencontre du troisième étage et leur dit que ce n’est pas dans son pouvoir de régler le dossier de A. Les occupant-e-s rétorquent qu’ils resteront dans ce cas en la place le temps qu’il faudra. A ces mots le sous-directeur retrouvent tout son pouvoir. Une heure plus tard, après étude de son dossier et un coups de téléphone à sa référente, A. est rétablie dans ses droits.

Après avoir faxé un texte (lire : [1]) de revendication à la direction nationale Pôle Emploi, la trentaine de personnes quittent les lieux.

Un sous-directeur au four et au moulin

Le hasard fait parfois bien les choses car au même moment, au même endroit mais au troisième étage, se tient une grosse réunion avec 7 syndicats de la boite ainsi que les délégués du personnel et des représentants de la Direction (une quarantaine de personnes). Apparemment la fusion Assedic Anpe est une vraie catastrophe. Il faut savoir que sur les 1542 sites actuels de l’ANPE et des Assedic, 586 devraient fermer cette année. Soit un tiers. Et puis, de plus en plus, une partie de leur travail est donnée à des entreprises privées.
Et puis des circulaires demandent aux employé-e-s de jouer les auxiliaire de police en signalant les personnes susceptibles d’être sans-papiers.
Bref, une partie de cette assemblée en a profité pour écrire un texte de soutien à l’occupation du rez-de-chaussée.

L’action collective

Ce qui n’ a jamais pu trouver de solution en quatre mois de démarches individuelles a été réglé en deux heures grâce à l’action collective.
N’oublions pas que par les temps qui courent, ce qui est arrivé à A. peut arriver à chacun-es d’entre nous.
A l’heure où nos conditions d’existence se font de plus en plus dures, il devient aujourd’hui vital de s’organiser, de créer de véritables réseaux de solidarité et de résistance.

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