TV BRUITS

Accueil du site > VIDEOS > EXTERIEUR A TV BRUITS > Un racisme à peine voilé

Un racisme à peine voilé

Un film de Jérome Host

mercredi 25 février 2009

Attention : les films de cette rubrique ne peuvent être reproduits ailleurs qu'avec l'autorisation de leur(s) auteur(s).

Alors qu’on m’apprend que TISSEO (la société des transports toulousains) refuse de refaire la carte de métro aux jeunes filles qui ne sont pas tête nue, j’ai redécouvert ce film de Jérôme Host "Un racisme à peine voilé".

Octobre 2003, Alma et Lila Levy sont exclues du Lycée Henri Wallon d’Aubervilliers pour le seul motif qu’elles portent un foulard. S’en est suivi un débat politique et médiatique assourdissant, justifiant dans la plupart des cas l’exclusion des jeunes filles qui portent le foulard à l’école. Février 2004, une loi finit par être votée par l’assemblée nationale, à la demande de Chirac...

"Un racisme à peine voilé" revient sur cette polémique depuis l’affaire de Creil en 1989 (où deux collègiennes avaient été exclues pour les mêmes raisons) et tente de "dévoiler" ce qui se cache réellement derrière la volonté d’exclure ces jeunes filles. Nous leur avons donné la parole. Ainsi qu’à d’autres [professeurs, militant(e)s associatifs(-ves), féministes, chercheurs(-euses)] regroupé(e)s autour du collectif "Une école pour tous-tes", qui lutte pour l’abrogation de cette loi qu’ils et elles jugent sexiste et raciste...

durée : 77’

Produit par H production hprod.org/

Lors de nombreuses projections ce film a été censuré, interdit de salle ou boycotté, comme si ce qu’il disait ne devait pas être entendu ou plutôt ne pouvait pas être entendu.

-> Laisser un commentaire...

2 Messages de forum

  • Un racisme à peine voilé 26 février 2009 21:02, par André

    Demain 27 Février porojection et débat à la fac du Mirail autour de ce film à 12h.

    Pour Tisséo, au péril de notre vie (enfin presque) nous avons fait un sujet qui sortira prochainement....

    Répondre à ce message

    • La direction de Paul-Sabatier demande à la doctorante, salariée, de respecter la neutralité d’un agent de l’État.

      La polémique sur le port du voile islamique ressurgit à Toulouse au sein de l’université Paul-Sabatier. Une étudiante en doctorat, titulaire d’une allocation de recherche et donc salariée, a été licenciée fin février par la direction qui lui reproche de continuer à porter le voile et de ne pas respecter ainsi la neutralité d’un agent de l’État.

      La doctorante, Sabrina, une jeune femme de 25 ans, qui habite Toulouse, travaille depuis plus de deux ans au sein d’un laboratoire du CNRS, le labo de microbiologie et génétique moléculaire. Et c’est au sein du CNRS qu’un incident a éclaté en mars 2008. Plusieurs enseignants ont reproché à cette jeune femme de porter le voile. Saisie du problème la direction de l’université a convoqué l’étudiante et lui a demandé, en juillet 2008, de retirer son voile qui recouvre toute sa chevelure. « devoir de neutralité »

      L’argumentaire de l’université est simple. « Les étudiants ont le droit de porter des signes religieux ostentatoires mais à partir du moment où ils deviennent salariés et donc agents de l’État, il y a des règles à respecter. Un agent public a un devoir de neutralité », affirme Me Jacques Lévy qui représente la direction de Paul-Sabatier.

      Lors de l’audience devant le juge des référés mardi, sous le regard de l’étudiante venue voilée, Me Gilles Devers, son avocat, a fait observer que, depuis cet avertissement, elle avait porté un voile « sicilien », c’est-à-dire « noué sous le cou » et qui ne renverrait donc pas à une tradition religieuse.

      Il a indiqué par ailleurs que l’étudiante n’avait pas de contact avec le public et, que sur le fond, c’était une liberté fondamentale qui était attaquée. Contactée hier, Sabrina n’a pas souhaité s’exprimer pour l’heure.

      Redevenue simple étudiante, la jeune femme, par ailleurs enceinte, se trouve aujourd’hui dans une situation délicate. À sept mois de la fin de ses études et de la remise de sa thèse, elle ne perçoit plus de revenu de la part de l’université. D’autre part, sa présence au sein du CNRS ne serait plus souhaitée par ses anciens collègues.

      L’affaire a enfin pris une autre tournure dernièrement à la faveur de la contestation étudiante et des blocages sur le campus. Certains étudiants grévistes ont apporté leur soutien Sabrina. Et une pétition en sa faveur, relayée entre autres par un site d’extrême gauche, circule sur le net.

      Tribunal : un jugement rendu demain

      Le conflit est aujourd’hui entre les mains de la justice car la jeune femme a saisi le tribunal administratif de Toulouse pour qu’il tranche sur le fond de l’affaire mais aussi pour qu’il suspende sans attendre la mesure de licenciement. La décision sur ce dernier point, qui relève du juge des référés, doit être rendue demain, vendredi.

      La Dépêche du Midi, du 16 avril 2009

      Répondre à ce message