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"Prochainement" tout ira mieux

mardi 9 décembre 2008

Courrier envoyé au Préfet de la Haute Garonne le 8 décembre 2008, par PJC nina.


Monsieur le Préfet,

Suite à la réunion de notre association début décembre, nous nous permettons de vous faire connaître les questions liées au risque industriel du pôle chimique sud qui restent sans réponse.

Tout d’abord la question des ballastières, que nous n’allons pas tarder à nommer les baladières tant nous avons le sentiment qu’on nous promène sur ce sujet. Les rumeurs les plus contradictoires circulent sur le traitement qui va y être apporté, rumeur qui vont de la non-dépollution définitivement acceptée par la préfecture à la dépollution en cours....Comme nous avons reçu avant-hier l’invitation pour une prochaine CLIP, à l’ordre du jour de laquelle ce sujet est inscrit, nous espérons avoir cette fois une information consistante avec des engagements planifiés et des actions dans l’immédiate continuité de ces engagements.

Le PPI zone chimique sud.

Ce PPI aurait du être révisé avant le 31 décembre 2007. Il y a un an..... !

Lors de la dernière diffusion de l’information aux populations en avril 2004, nous nous étions élevés contre la légèreté, la négligence ou la désinvolture avec laquelle celle-ci avait été effectuée. Des rapides sondages auprès de nos adhérents nous avaient appris qu’une bonne partie (le tiers, la moitié... ?) des habitants des quartiers concernés avaient été oubliés par l’entreprise distributrice. Nous n’avons jamais été informés d’une éventuelle sanction à l’égard de cette entreprise et il n’y a jamais eu de distribution correctrice depuis. Quand on sait que la distribution précédente tout aussi hasardeuse et inefficace, datait du siècle précédent, approximativement en 1999, que de nombreux déménagements ont eu lieu depuis un certain 21 septembre, on peut craindre que le niveau d’information nécessaire à de bons réflexes de protection lors de la prochaine alerte ne soit voisin de zéro dans la zone de danger. Pour vous convaincre de la justesse de cette remarque, vous pourriez d’ailleurs utilement faire vérifier par vos services le niveau de connaissance des riverains au sujet des consignes à suivre...

Faut-il rappeler ici que dans les deux premières années de la CLIP, nous avions participé à un groupe de travail sur l’information aux populations et que nous avions fait des propositions ?

D’autre part, l’exercice partiel, limité aux seuls services de secours qui a eu lieu en mai 2006, a démontré l’existence de failles dans l’organisation de la communication entre les dits services. Nous n’avons pas eu de nouvelles sur les suites du retour d’expérience de cet exercice et sur les éventuelles modifications apportées dans le prochain PPI.

Quant à l’essai des sirènes, il n’avait pas convaincu grand monde....

Il nous paraît donc que plus grand chose ne va bien concernant ce PPI : sa révision est invisible ou inexistante, les délais légaux sont dépassés de beaucoup, l’information à la population est obsolète et très insuffisante et le système d’alerte peu audible, les exercices avec toute la population que nous réclamons depuis de nombreuses années ne sont toujours pas à l’ordre du jour.

Nous vous demandons donc de remédier à cette situation qui nous inquiète d’autant plus que le cancéropôle sort de terre et va voir arriver de nombreuses personnes (tout le cancéropôle est dans la zone PPI). Nous nous inquiétons d’autant plus que la crise économique ne va pas inciter les industriels à redoubler d’investissements dans la sécurité ou la formation.

Ce contexte à venir, plus difficile, appelle de votre part une vigilance accrue, alors que nous avons tendance à constater une vigilance déclinante.

Le PPRT/TMD

Nous pensions avoir compris de la loi du 30 juillet 2003 - dite loi Bachelot - que l’élaboration des Plans Particuliers des Risques Technologiques se ferait en concertation avec les populations de riverains dont nous sommes. Nous n’avons pour l’heure été invités à aucune concertation, pas plus que les autres associations du quartier.

Le transport de matières dangereuses dans l’agglomération toulousaine, sujet sur lequel nous attirons une nouvelle fois votre attention, mériterait également un travail plus visible et plus concerté. Le préfet Hubert Fournier avait dit, lors d’une interview dans la Dépêche du 20 septembre 2002, après notre action simulant un accident d’un camion transportant des produits chimiques sur le pont d’Empalot : « L’élaboration d’un plan de secours spécialisé (PSS) pour le transport de matières dangereuses sera prochainement engagée, afin de limiter les risques liés à ce type de transport ». Avec quelle unité mesure-t-on le « prochainement » dans les services de la préfecture ?

En conclusion, nous vous prions de bien vouloir impulser dans vos services une énergie nouvelle sur ces sujets qui nous semblent mériter une attention plus soutenue de la part de vos services spécialisés.

Je vous prie de recevoir Monsieur le Préfet nos sincères salutations.

Pour PJC nina le secrétaire D Molin

Copie de ce courrier à : Monsieur le Maire de Toulouse, Monsieur le Président de la CLIP, Madame Chicoy. Copie de ce courrier aux associations de sinistré-e-s et aux médias.

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