TV BRUITS

Accueil du site > VIDEOS > EXTERIEUR A TV BRUITS > Résister n’est pas un crime

Résister n’est pas un crime

Un film de Marie-France Collard, Foued Bellali, Jérôme Laffont

mardi 21 octobre 2008

Attention : les films de cette rubrique ne peuvent être reproduits ailleurs qu'avec l'autorisation de leur(s) auteur(s).

En janvier 2006 s’ouvrait en Belgique, le procès de 11 membres présumés du DHKP-C, une organisation marxiste turque, jugée comme "terroriste" par l’Union Européenne, les États-Unis et la Turquie. Au terme de ce procès, des peines de prisons allant de 4 à 7 ans, étaient prononcées pour 7 d’entre eux confirmées et amplifiées par la suite en appel.

A travers les procédures menées par la justice belge à l’encontre de l’un de ses citoyens, Bahar Kimyongür, et de ses camarades du DHKP-C jusqu’au moment de la décision de la Cour de Cassation à Bruxelles, le film interroge la loi anti-terroriste, votée en décembre 2003 par le parlement belge et calquée sur la décision cadre européenne, ainsi que ses conséquences sur les mouvements de contestation sociale et de la défense des libertés fondamentales.

Il met en évidence les difficultés des familles devant l’éloignement et l’incarcération de proches mais aussi la solidarité et la lutte menée par le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (Cléa)

http://www.leclea.be/

durée 1h29min

Résister n’est pas un crime

Ce film a pu se réaliser grâce au soutien bénévole de nombreuses personnes : producteurs, techniciens du son et de l’image, monteurs et traducteurs.

Production : Le Clea, avec l’aide de : Vox, Iota Production, Sourat Film, le Nova, le Groupov, Helicotron, le CVS, le GSARA, l’AJC !, 2bouts.

Entretien avec Foued Bellali

Foued Bellali, co-réalisateur, était présent au festival Résistances à Foix, il nous parle du film.

durée 6min52

-> Laisser un commentaire...

1 Message

  • Résister n’est pas un crime 11 janvier 16:20

    L’ÉTAT TURC SE POURVOIT EN CASSATION MAIS BAHAR ET SES CAMARADES SONT LIBRES, DÉFINITIVEMENT !

    Message du Clea - 11/01/2010 [Version html : http://leclea.be/clea/communiques/m...]

    Ce jeudi 7 janvier, l’État turc, partie civile dans le procès DHKP-C, s’est pourvu en cassation, suite à la décision de la Cour d’appel de Bruxelles du 23 décembre dernier.

    Ce pourvoi ne pouvant concerner que les aspects civils de l’affaire, le verdict prononcé par les trois juges de Bruxelles constitue une victoire définitive pour Bahar Kimyongür, Musa Asoglu, Kaya Saz, Sukriye Akar, Ferihye Erdal et Zerrin Sari qui demeureront, quoi qu’il arrive, libres.

    Il s’agit également d’une victoire importante pour tous les démocrates belges car ni la loi antiterroriste ni la loi anticriminelle n’auront finalement pu être appliquées dans l’affaire DHKP-C.

    RETOUR SUR UN ENCHAÎNEMENT D’ÉVÉNEMENTS ENGENDRÉS PAR LE JUGEMENTDU 23 DÉCEMBRE…

    Suite au camouflet que leur a infligé la Cour d’appel de Bruxelles, le Parquet fédéral et la partie civile turque disposaient de quinze jours pour se pourvoir en cassation, à compter du 23 décembre. [ http://www.lesoir.be/forum/cartes_b...

    ]

    Après avoir accumulé les déclarations fracassantes dans ce dossier, l’ex-ambassadeur de Turquie en Belgique, Fuat Tanlay, a été promu conseiller du premier ministre turc. On ne s’étonnera donc pas d’apprendre que la Turquie a tenté de mettre la pression sur la Belgique pendant le laps de temps de deux semaines dont l’une et l’autre parties disposaient pour remettre en cause, pour des raisons de forme, le jugement bruxellois. Ainsi, le 30 décembre, Yves Leterme, en visite officielle à Ankara, a concédé devant la presse que les autorités belges organiseraient rapidement une réunion au sujet de la décision de justice concernant le DHKP-C. [ http://www.todayszaman.com/tz-web/n...

    ]

    Le pourvoi en cassation de la Turquie Le 7 janvier, l’État turc a donc décidé d’aller devant la Cour de cassation. Renseignements pris, nous pouvons dire les choses suivantes à propos de ce qui peut être assimilé à une fuite en avant de la Turquie dans l’affaire DHKP-C.

    D’abord, la Turquie ne peut aller en cassation que pour les aspects civils de l’affaire, pour les dédommagements financiers réclamés.Ilest à noter que jusqu’à présent, l’État turc a toujours demandé un euro symbolique, un euro qui lui a d’ailleurs été octroyé par la Cour d’appel.

    Ensuite, il faut rappeler que la Cour de cassation ne s’intéresse qu’à la forme (pas au fond) d’une affaire. Donc, si cassation du verdict de Bruxelles il y a (ce qui est loin d’être le cas), l’affaire serait renvoyée vers un tribunal civil, ce qui ne concerne nullement les peines de prison et les lois liberticides dont nous dénonçons l’utilisation. [ http://archives.lesoir.be/terrorism...

    ]

    Preuve supplémentaire que l’action en justice de la Turquie ressemble plus à un acte de propagande d’un État envers sa propre population et qu’elle ne vise une réelle efficacité, le Parquet fédéral belge, jusqu’à présent acharné dans ce dossier, a décidé de jeter l’éponge et de ne pas suivre la partie civile en cassation. [ http://www.rtlinfo.be/info/monde/in...

    ]

    EN CONCLUSION Comme conclusions provisoires à cette affaire, nous pouvons donc avancer les éléments suivants :

    1) Le verdict prononcé le 23 décembre met un terme à la majeure partie des éléments du dossier DHKP-C. Il confirme notamment, de manière définitive, l’acquittement de Bahar Kimyongür et la non-utilisation de la loi antiterroriste dans ce procès.

    2) Il sera nécessaire de rester attentif aux suites de cette affaire, par exemple à la cassation de la partie civile.

    3) Le CLEA organisera prochainement une activité pour « fêter la victoire » après quatre années de lutte dans ce dossier et pour envisager certaines suites à donner à notre action militante dans ce cadre.

    4) La guerre contre le terrorisme ne cesse d’évoluer pour mettre à mal nos libertés.

    Durcissement de la loi dite « antiterroriste » Les militants devront se mobiliser pour s’opposer à la transposition dans le droit belge de la décision-cadre du 28 novembre 2008 de l’UE relative à la prévention du terrorisme [ http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ...

    ] ainsi que de la Convention du 16 mai 2005 du Conseil de l’Europe [ http://leclea.be/abrogation_lois_li...

    ]. Un projet de loi va, en effet, bientôt être débattu au Parlement belge afin de pénaliser « l’incitation au terrorisme », une nouvelle manière d’attaquer la liberté d’expression rendant encore plus large la définition du délit « terroriste » et sa fourchette d’application. Lire l’avant-projet de loi modifiant le Titre 1er ter du Code pénal préparé par le ministère de la justice : http://leclea.be/abrogation_lois_li... Un professeur d’université allemand a déjà été la victime de cette approche dans la « guerre mondiale au terrorisme ». [ http://www.leclea.be/archives/3.htm... ]

    Sacanners voyeurs et conservation des données de connexion En fait, pas un seul aspect de nos libertés individuelles n’est épargné par la « guerre contre le terrorisme », comme en témoigne la volonté des États d’installer des scanners voyeurs dans tous les aéroports [ http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2...

    ] ainsi que le durcissement de la législation en matière de conservation des données de connexion [ http://leclea.be/#vie_privee ].

    Nous avons remporté une victoire, mais le combat sera encore long.

    Bonne année 2010, une nouvelle année de lutte.

    www.leclea.be

    Répondre à ce message



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Espace privé | nous contacter | SPIP | squelette |